L’opposition de gauche pour vous défendre !

« Chers collègues, C’est avec plaisir que je veux vous faire part de notre état d’esprit pour représenter au Conseil les quelques 15% d’électeurs qui ont porté leur suffrage sur notre liste Front de Gauche. Le débat public doit continuer. Nous faisons le pari de convaincre les juvisien-ne-s que nos propositions doivent devenir majoritaires. Nous allons convaincre que le retour en régie publique d’un trop grands nombre de services publics délégués au privé doit nous permettre de baisser la facture des usagers ou de faire des économies pour financer de nouveaux droits. Convaincre que la mutuelle communale doit permettre à un certain nombre de juvisien-ne-s qui ont renoncé aux soins, d’accéder à une mutuelle en négociant des tarifs groupés moins chers et avec de meilleurs remboursements. Convaincre que nous devons mettre dehors les spéculateurs et les promoteurs si nous voulons reprendre la main sur l’urbanisme de notre ville. Nous continuerons de défendre notre programme car il est celui de l’intérêt général. Malgré tout nous avons un regret c’est celui de ne pas pouvoir siéger au conseil d’agglomération, alors que tant de décisions essentielles pour l’avenir de notre ville vont s’y prendre. A savoir les futurs fusions d’agglomération, dans le cadre de la métroplisation. Avec qui allons-nous fusionner ? L’Essonne, le Val de Marne, Orly ? Sur quels objectifs communs et sur quel projet ? Ce débat doit être public. Et l’échelon le plus pertinent et le plus démocratique c’est l’échelon communal. Nous voulons être associés, avec les habitants. Nous proposons un référendum pour valiser la décision. Vous avez fait savoir que la démocratie particpative serait un préalable. Tant mieux. Ateliers d’urbanisme, cogestion des services publics, commissions municipales et commissions extra-municipales…Nous participerons à tous les espaces démocratiques. Pour peu qu’il soient utiles, et qu’ils associent les habitants AVANT la prise de décision, et non pas APRES la décision dans un simulacre de concertation. Il faut rendre confiance aux habitants en la politique. Les résultats le montrent. L’abstention énorme montre la défiance, la conviction que le vote ne sert à rien. N’oubliez pas que vous avez été élus avec moins de 30% des inscrits ! Les habitants méritent un débat local de qualité. Pour autant, nous n’allons pas sombrer dans le localisme. Oui les décisions nationales ont un impact sur les choix municipaux. Il ne faut pas se cacher. Nous sommes des élus locaux mais aussi des militants politiques. Nous serons donc présents pour dénoncer vos prises de positions, et souvent la schizophrénie des élu-e-s de gauche ou de droite qui nationalement soutiennent les politiques de réduction des dépenses publiques, et localement font semblant de se battre contre la fermeture d’un bureau de poste. Alors que l’un est la conséquence de l’autre. Ou est la cohérence ? Les politiques austéritaires défendues par les majorités présidentielles qui se succèdent ont les mêmes conséquences : la baisse des dotations pour les collectivités. Nous serons là pour nous opposer aux conséquences prévisibles locales. Trop souvent les économies se font sur la culture et l’éducation. Mais aussi sur le personnel et la masse salariale. Nous serons à leurs côtés pour les défendre. Intransigeants sur le fond mais disponibles pour la contradiction politique de fond. Voilà notre état d’esprit. »