Discours de Mounia Benaili à la Fête pour la VIème République

1599401_10204843175061883_2415126679667078197_o.jpgMes ami-es, madame, monsieur, Ce qui nous réunit aujourd’hui c’est la 6ème République. Ce n’est pourtant pas une idée nouvelle. Déjà au début des années 90, Jean-Luc Mélenchon organisait une Convention pour la 6ème République. Puis Montebourg, puis d’autres, de Ségolène Royal à François Hollande, en passant par Bayrou et bien d’autres, s’emparaient de cette idée qu’il fallait changer de règles du jeu. Où en-est-on des dizaines d’années plus tard? Nul part. Pourtant tous ceux-là ont gouverné. Nous nous le ferons c’est ce qui nous différencie aussi. Pour nous la VIème République n’est pas juste une réorganisation institutionnelle. Nous l’avons constaté dans les brillants exposés de Clément Sénéchal et Mathieu cet après midi et dans les débats qui ont suivi. C’est un moyen de répondre aux défis du XXIème siècle, de sortir de l’impasse politique dans laquelle nous sommes où urgences sociale, écologique, démocratique s’entremêlent. C’est un moyen de répondre au dégoût que suscite la classe politique pour les citoyens : pas un jour sans que les affaires ne viennent salir la République. A droite comme à gauche. C’est un moyen de redonner confiance. Un nouveau système politique qui viendrait mettre un terme à un système dans lequel des politiques peuvent être élu-es sur un programme et faire tout le contraire en arrivant au pouvoir. Un moyen de répondre à la question « A quoi ça sert de voter si ceux qui sont élus font tout le contraire, ou font la même chose que les autres, gauche ou droite, ou disent on ne peut pas faire autrement : ceux qui commandent ce sont Bruxelles, les banques, la finance, les multinationales, voire l’OTAN.  » C’est un moyen de mettre fin aux accointances entre milieux politiques, milieux des affaires et pouvoir médiatique, les uns passant de l’un à l’autre très aisément; cet entre-soi oligarchique a gangréné tous les compartiments de la vie. L’alternance a échoué. Vous devez entendre, comme moi, : la 6ème, ce n’est pas l’urgence. L’urgence c’est la précarité, le chômage, le mal -logement, le partage des richesses…. Pourtant ces questions sont intimement liées. On peut avoir le meilleur programme au monde, le SMIC à 2000 €, un toit pour tous, la relance de l’activité, la transition énergétique, qui y croit encore ? « vous ne ferez pas mieux que les autres », nous dit-on. Alors il faut dire que pour nous la 6ème République n’est pas juste l’organisation des pouvoirs, même si c’en est un élément central, avec des mesures concrètes à mettre en débat comme la suppression du sénat, l’obligation du droit de vote et la reconnaissance du vote blanc, le référendum révocatoire, l’élection d’une Constituante, pour repolitiser et remettre en mouvement le peuple en leur démontrant qu’il est possible que s’exerce le contrôle citoyen sur les élu-es. Mais c’est aussi répondre aux défis sociaux et écologiques. Comment ? En inscrivant dans la constitution de nouveaux droits, en terme d’accès aux biens communs que sont l’eau, l’air, l’énergie, la biodiversité…En inscrivant la gratuité de ces biens communs, pour les retirer des mains du marché. Ainsi les élu-es sont élus au service d’un projet politique et non au service de leur carrière personnel. Cette campagne pour la 6ème République redonne aussi aux militants politiques que nous sommes des perspectives d’actions. Qui n’a pas été abattu par les résultats des dernières élections ? Qui n’a pas l’impression de vider l’eau de la mer avec ses doigts, car chaque jour apporte son lot de reculs en termes de droits, mais aussi les reculs idéologiques dans les têtes. Nous courrons d’un front à l’autre en s’épuisant, et en se demandant comment tout cela va finir. La 6ème République nous redonne un horizon de bataille pour sortir par le haut de ce marasme et ainsi faire reculer notre sentiment d’impuissance face aux trop nombreux rouleaux compresseurs qui sont face à nous. On peut y arriver. Reprenons notre pelle et notre pioche. Chacun peut prendre sa part à la mesure de ses moyens. Comme par exemple signer et faire signer autour de lui la pétition pour la 6ème République. En avant !

L’Opposition de Gauche dénonce le schéma de fusion des agglomérations

L’opposition de gauche en Essonne réunit les représentants d’une vingtaine de listes qui se sont constituées à l’occasion des élections municipales, indépendamment du Parti Socialiste. Elle regroupe des membres de EELV, du PG, du PCF, et des citoyens engagés. Réunie le 30 août dernier à Morsang-sur-Orge, l’opposition de gauche en Essonne dénonce le schéma de fusion des agglomérations en Ile-de-France proposé par le Préfet de Région. Par cette réforme des territoires, le gouvernement Hollande/Valls prétend s’attaquer au fameux « millefeuille administratif » et « réaliser des économies ». photo.jpg Dès son annonce, les barons locaux se sont agités pour dénoncer un schéma « sans cohérence territoriale, qui ne répond pas à l’intérêt des habitants » et qui (horreur!) n’apporte aucune garantie sur la mutualisation des dettes de chaque commune « . Nous ne serons pas complices de cette comédie. Ils ne basent leur rejet que sur des considérations techniques et financières, ou de périmètre. Nous ne sommes pas dupes du double jeu de ces barons locaux qui défendent leur pré-carré dans le département de l’Essonne, au détriment du regroupement volontaire sur la base d’un projet au service des habitants. À aucun moment, ces barons ne se sont prononcés contre la métropolisation. Ils réagissent seulement parce que leur pouvoir et leurs indemnités sont en jeu. Quant à nous c’est le projet global que nous rejettons. Le schéma proposé répond uniquement à des intérêts économiques privés, tout en préparant une base de repli pour le Premier ministre : un grand duché de 500 000 habitants. Cette réforme est une réponse aux injonctions ultralibérales de Bruxelles. Couplée à la réduction des dépenses publiques à la réforme territoriale, et à la réforme de l’Etat, la logique vise à supprimer les services publics, à les livrer au marché par des privatisations contraintes, à placer les territoires en situation de concurrence et ainsi accélérer les inégalités territoriales. C’est une remise en cause totale de l’organisation républicaine de la France, pourtant inscrite dans la Constitution, sans qu’à aucun moment les citoyens n’aient été consultés. Nous défendons des intercommunalités de projet, sur la base de regorupements volontaires, dont l’autonomie financière est garantie par des dotations de l’Etat à la hauteur des projets de coopérations, validés par le choix des citoyen-nes aux élections communautaires de mars dernier. Cette absence de démocratie traduit une fois de plus la crise de régime qui secoue la Ve République. Elle témoigne de l’urgence d’instaurer rapidement une VIe République, fruit de l’implication populaire.

Il faut changer de système, vite la VIème République!

Qui se reconnait encore dans ce système perverti ? Personne, sauf ceux qui y ont un intérêt privé. À chaque jour son lot de nouvelles écœurantes qui démontrent que notre système est corrompu et pourri jusqu’à l’os : de nouvelles affaires qu’on exhume chez nos « dirigeants », accointances entre milieux politiques et milieux financiers, renoncements politiques quand ceux qui sont élus sur la base d’un programme politique font tout le contraire une fois au pouvoir, un système dans lequel on culpabilise, on pourchasse, on criminalise les chômeurs et les pauvres pendant qu’eux-mêmes fraudent le fisc, s’exilent dans des paradis, quand ils ne se baffrent pas de dividendes. _ Ce système a vécu. Plus personne n’y croit. Plus personne ne veut en entendre parler. Plus personne ne veut choisir entre le pourri et le moins pourri. La preuve : la marée d’abstention politique, consciente, militante. _ Ce système, il faut le finir. À coup de balais contre cette « pseudo-élite » politique qui nous gouverne et qui se tient par la barbichette avec les milieux d’affaires. Contre cette « pseudo-élite patronale » qui multiplie ses bénéfices et dividendes au fur et à mesure qu’elle divise le nombre de nos emplois, le coût de notre travail et le prix de nos vies. Contre une « pseudo-élite financière » occupée à fabriquer des milliards pendant que nous nous occupons de nos fins de mois. Qu’ils dégagent tous. Ce système il faut le finir à coups de pied. Il faut donc en finir avec la 5è République. Il faut une passer à une 6ème République. Avec une nouvelle Constitution. Écrite par les citoyens. Une constitution avec laquelle le peuple reprend le pouvoir, a les moyens de contrôler, de décider et de révoquer quand ceux à qui il confiera un bout de sa souveraineté ne respecteront pas les termes de la démocratie. Que ceux qui ne se reconnaissent plus dans cette déliquescence et ce chaos, mais qui ne peuvent se résoudre à se résigner, nous rejoignent dans notre mouvement pour la 6ème République.

Aussi, afin de débattre, je vous invite à la fête de la VIème République le samedi 20 septembre au château du Clotay (8 rue du port : au bord du Lac en limite Viry-Grigny)

Programme

Atelier l’après-midi – 15h : critique des médias : face à la société du spectacle, vite une révolution numérique – 17h : Pour que le peuple reprenne le pouvoir à l’oligarchie, la finance et aux politiciens pourris, vite une VIè République : comment et pour quoi faire? – 19h : barbecue et soirée festive Entrée gratuite, inscriptions par mail mouniabenaili@hotmail.com