Nous aussi, nous voulons faire baisser nos factures et avoir de l’eau de source dans nos robinets

Lettre ouverte au président de l’agglo et aux maires Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge, Juvisy-sur-Orge, Athis-Mons et Morangis

goutte.png Partout en France, et à côté de chez nous à Évry, Bondoufle, Courcouronnes, Lisses, Ris-Orangis, Villabé et Viry-Chatillon, l’eau est revenue en gestion publique, avec des baisses de factures spectaculaires. Par exemple de 37% pour les habitants de Viry-Chatillon ! Nous avons une opportunité incroyable de rejoindre cette régie publique Eau des Lacs de l’Essonne et de profiter des mêmes avantages : baisses des factures, proximité… En effet, la fusion des agglomérations au 1er janvier 2016 peut nous permettre de remettre en cause les contrats qui lient nos villes à La Lyonnaise des Eaux jusqu’en 2022 pour les unes, et pour les autres, de quitter le SEDIF (le Syndicat des Eaux d’Île-de-France) qui a délégué la gestion de notre eau potable à Véolia jusqu’en 2020.

Pour quels bénéfices ?

– Baisser notre facture de manière conséquente et bénéficier de la même tarification que les castelvirois avec notamment la suppression de l’abonnement ou des locations de compteurs. Il suffit d’aller sur le site de leur régie publique www.eaudeslacsdelessonne.fr pour constater la différence avec notamment la gratuité de 3 litres d’eau par jour et par personne. Quand Véolia ou La Lyonnaise font des profits pour rémunérer des actionnaires, la gestion publique permet une gestion plus efficace au prix coûtant. – Avoir de l’eau de source au robinet, plus propre, plus saines pour nos enfants car de meilleure qualité. La régie de l’eau de Viry-Chatillon est approvisionnée par les eaux captées dans le haut bassin. Elle vient de sources naturelles, et tout au long de son acheminement, une gestion écologique des milieux a été mise en place via des zones d’agriculture biologique. Quant à notre eau, elle est contaminée par les pesticides, même si elle est traitée, car elle provient de la potabilisation des eaux de la Seine, ou des carrières de Champigny. fuite-eau-apres-compteur.jpg – Mettre fin au grand gaspillage : En France, un millard de mètres cubes de fuites par an et les majors de l’eau s’en satisfont car cette eau nous la payons dans nos factures ! Reprendre en régie publique, c’est investir dans les réseaux, pour mettre fin à ce grand scandale. – Bénéficier d’une gestion transparente. Alors que nous constatons tous l’opacité de la gestion du SEDIF et Véolia. Dans le conseil d’administration de la Régie de Viry-Chatillon, siègent des usagers qui participent aux décisions et à la tarification pour protéger les intérêts des habitants. Voyez, vous qui êtes élus locaux et qui avez tous les pouvoir sur ces dossiers, quels bénéfices vous pourriez en retirer pour les habitants de notre agglomération. Aussi, nous vous demandons d’étudier sérieusement, la possibilité pour nos villes de rejoindre la régie publique Eau des Lacs de l’Essonne de Viry-Chatillon. Respectueusement, Mounia Benaili, tête de liste « place aux Juvisien-nes !  » Vivien Rebière, porte parole de » place aux savinien-nes !  » Damien Calvignac, tête de liste « Paroles athégiennes ! »

Débat d’orientations budgétaires : Crise d’anorexie pour notre budget

Intervention de Mounia Benaili, au nom du groupe Front de Gauche

photo-2.jpg Monsieur le Maire, vous accusez l’ancienne majorité de n’avoir pas fait preuve d’anticipation à propos des budgets de la ville. A leur décharge, peut être croyaient-ils comme tous ceux qui ont voté pour lui, que François Hollande ferait une politique de gauche, qu’il mettrait en œuvre sa révolution fiscale, et qu’il réorienterait l’Europe en tenant tête à Angela Merkel et à la commission européenne. Choses qu’il n’a pas faite en trompant tout le monde…. En ce qui concerne le budget, ce sont clairement des budgets d’austérité que vous nous préparez pour les années à venir. Vous avez raison de souligner que la réduction des dépenses publiques est une lame de fond qui vient de loin. Et il faut analyser ce mouvement si on veut comprendre le monde qui nous entoure et pourquoi nous en sommes arrivés à ces politiques de réductions des dépenses publiques. Il faut se placer dans le contexte global européen dans lequel nous évoluons. La Grèce a été citée à plusieurs reprises. C’est la situation de la Grèce dans laquelle nous risquons de nous retrouver d’ici moins de 10 ans, si nos gouvernants ne remettent pas en cause les cures d’austérité que nous subissons. La Grèce qui après avoir subi une dizaine de plans d’austérité pour rien, sans résultat sur le montant de la dette, vient de dire stop, en élisant Syriza à la tête de son gouvernement. Voilà plus de 10 ans que notre courant politique dénonce un système où tout a été mis en branle pour permettre à une caste de s’enrichir sur le dos des autres. Tout a été mis en œuvre par la loi pour ce but ultime. Dans ce système point d’intérêt général, point de liberté, point d’égalité et surtout pas de fraternité. Au nom de la rapacité des spéculateurs qui ont réussi le tour de force de mettre nos gouvernants au pas.  Au nom de la finance qui se gorge de misère, de pauvreté, d’exploitation des hommes et de la terre.  La République avait fait de l’émancipation un objectif pour tous les hommes et toutes les femmes. Ils, les capitalistes,  ont fait de nous des unités comptables d’un ordre gouverné par l’argent pour l’argent.  Tous les outils de cette émancipation sont aujourd’hui des maillons de la rentabilité des grands groupes : la retraite aux assurances privées, la santé aux assurances privées, le gaz et l’électricité aux grands groupes privés, la sécurité aux grands groupes privés. … même les chômeurs constituent aujourd’hui des parts de marché ! Remarquez avec les millions de demandeurs d’emplois atteints il y a de l’argent à se faire !  Nous aurions donc une dette de 2000 Milliards d’euros, c’est la clé de voûte de l’argumentaire de nos gouvernants. Il faut dénoncer sans relâche à quel point on nous enfume . Et que ce chiffon rouge de la dette qu’on agite est un moyen de faire passer la pilule de l’austérité. Notre endettement n’est pas la conséquence de trop de dépenses publiques, il est surtout dû à un déficit de recettes. C’est le poids terrible que font peser sur notre économie, les Milliards d’exonérations fiscales et sociales accordées aux grandes entreprises, autant de cadeaux fiscaux sans contreparties. Ont-elles recrutées ? Non. Elles continuent de se plaindre qu’il leur en faut toujours plus. De ce point de vue, le pacte de responsabilité et le CICE, ainsi que le plan Macron-Gattaz en discussion sont des plans d’austérité déguisés. La crise de la dette a bon dos ! Cette crise de la dette organisée par les plus hauts sommets européens nous a conduits tout droit dans l’ornière des politiques d’austérité. Et pourtant, voilà une décennie de rabotage, de réductions budgétaires, de transferts de charges et de désengagements de l’État, de Révisions Générales des Politiques Publiques…La crise d’anorexie des collectivités territoriales et de l’État atteint des sommets. Cela a-t-il été efficace sur le montant de la dette ? Non. C’est même pire. Alors en tirons-nous les enseignements ? Non, on continue… Ça ne marche pas mais on continue…. Combien de temps allons-nous subir cela ? Combien de temps allons nous continuer de faire des sacrifices qui ne servent à rien ? Nous n’avons aujourd’hui que peu de choix : augmenter les impôts, mais les contribuables sont déjà tellement pris à la gorge dans leur vie quotidienne pour nourrir leurs enfants, ou supprimer des services entiers, et augmenter les tarifs. Tout à l’heure vous évoquiez la question du mécénat populaire en ce qui concerne des statues. Cette logique est dangereuse : vous verrez que cela va se généraliser : ici ce sont les dons qui vont financer des statues, ailleurs dans une commune, un appel aux dons a été formulé pour construire une école. C’est une forme d’impôt supplémentaire ! Et les dons n’ont pas à payer quelque chose qui relève de la puissance publique. C’est dangereux et je le dénonce. La cote d’alerte est aujourd’hui dépassée. De ce point de vue, avec ce gouvernement peu de choses ont changé d’avec ses prédécesseurs. Je l’ai déjà dit et le redis aujourd’hui, l’argent existe L’argent existe et nous savons qu’il n’est pas caché derrière le fonctionnaire que l’on ne veut pas ou ne peut pas remplacer. L’argent existe et nous savons tous qu’il n’est caché ni dans les collectivités locales, ni derrière les services utiles à la population, au vivre ensemble et à la cohésion nationale. L’argent existe et il faut oser aller le chercher là où il ne sert à rien sinon à enrichir une poignée d’actionnaires et de privilégiés. 10 points de la richesse que nous produisons sont passés de la poche des salariés vers la poche des actionnaires. C’est l’économie réelle qui est mise en danger. Car comme les collectivités, et les familles, ce sont les petits commerçants, les petites entreprises, qui trinquent. Elles n’ont plus accès au crédit, et ne peuvent entrer en compétition avec les grandes entreprises dont le mode de rentabilité financiarisé et leurs sociétés écrans pour ne pas payer d’impôts, se fichent de remplir des bons de commande ou de passer des marchés avec les collectivités. Près de 80 % de l’investissement public ce sont les collectivités! Dans nos écoles, nos CCAS, nos équipements culturels et sportifs, nos routes, nos structures emplois…Nous répondons aux besoins de nos habitants. Un horizon, un avenir pour leurs enfants, une ville où malgré les coups, ils se sentent protégés. Même cela aujourd’hui est remis en cause. Non seulement on nous a retiré des moyens par millions mais en plus les banques ne prêtent plus !  Pourtant le capitalisme est sensé avoir été moralisé une dizaine de fois, la planète sauvée à plusieurs reprises de G8 en G20 Avez-vous vu des résultats ? Non ! C’est pire ! Il est une certitude à l’aube de cette année 2015, c’est que si nous ne les arrêtons pas, ils ne s’arrêteront pas. Ce système ne peut pas tenir ainsi. Il ne tient que par du sang et des larmes. Vous évoquiez Monsieur le Maire un sursaut populaire qui s’élèvera immanquablement contre cette marche forcée à l’austérité et à la remise en cause de l’égalité territoriale. Je l’espère. Aujoud’hui il n’y a plus qu’un moyen de résister : suivre l’exemple de Syriza en Grèce et demain de Podemos en Espagne.

Réponse à Monsieur Riondet, qui évoque à plusieurs reprises nos délires mélenchonnistes.

Outre que ce ne n’est pas respectueux du débat, je tiens à vous répondre. Ce qui est du délire c’est l’impossibilité pour les communes d’accéder au crédit, que la Banque Publique d’Investissement ne facilitent pas aux communes l’obtention de prêts à taux zéro ; Ce qui est du délire c’est l’obligation pour les Etats, depuis 40 ans, de se financer auprès des marchés financiers et non plus auprès des banques centrales, ce qui plombe aussi notre économie. Ce qui est du délire c’est l’évasion fiscale, dont le récent rapport d’une commission sénatoriale présidée par Jacques DOMINATI, sénateur UMP, vient de révéler que chaque année, entre 50 et 80 Milliards d’ € échappent au fisc français ! Voilà ce qui est du délire. Ensuite sur la question de l’idéologie. Monsieur Réda, vous dites « je ne suis que Maire » comme si vous étiez impuissants. Vous n’êtes pas que Maire ! Vous êtes aussi militant politique. Je ne suis pas d’accord pour qu’on fasse comme si les politiques locales et nationales n’avaient aucun lien entre elles. Quand vous militez dans un parti, quand vous faites campagne pour des candidats UMP, UDI ou pour d’autres le PS, vous savez qu’il y aura des conséquences locales. Aux dernières élections européennes, vous avez voté pour des candidats de ces partis qui aujourd’hui appliquent avec la commission européenne les politiques d’austérité que vous dénoncez aujourd’hui. Il faut être sérieux.