L’austérité c’est pas pour tout le monde

deligne-austerite-france.jpg Notre système est injuste. Il y en a dans notre pays qui s’en sortent très bien. Les exemples s’accumulent chaque jour : – Le richissime Patrick Mulliez qui possède Auchan dans son empire, déclare 1,1 milliard d’euros de revenus. Il paie 135€ d’impôts. Son conseiller fiscal doit être bien payé pour faire ce qu’on appelle de l’optimisation fiscale. En additionnant tous les cadeaux fiscaux faits par Sarkozy et Hollande, les ultra-riches arrivent à réduire leurs impôts de façon scandaleuse. On se souvient de Total qui paie 0 € d’impôt sur les sociétés à la France – Mr Gattaz, grand patron des riches patrons, et commandeur de la politique économique en France, refuse toute augmentation du SMIC et prône la « modération » de nos salaires, alors que lui-même s’est empoché une augmentation de 30%. Faites ce que je dis, pas ce que je fais. – Mr Lelandais, ex-PDG de La Halle, André et Kookaî, mis à la porte suite à sa stratégie qui conduit à la suppression de 1600 emplois, a empoché un parachute doré de 3 millions d’euros en guise de remerciement. – Mr Sarkozy nous coûte, à nous contribuables, plus de 2 millions d’euros par an. La location d’un appartement privé de 11 pièces et le déménagement dans ces locaux, la rémunération de conseillers et gardes du corps, une voiture de luxe et les frais d’essence… pèsent sur un budget de l’Etat, qui parait-il est très serré. Cette caste est pétrie de privilèges. Et pourtant, les grands patrons continuent de pleurer. Il leur en faut toujours plus. La loi Macron va leur donner encore plus de pouvoir pour licencier. Et nous dans tout cela ? On subit. Pas de hausse de salaires, pas de créations d’emplois, des hausses d’impôts et le recul du service public… Un dernier mot sur le budget de la commune : un budget inodore, incolore, sans mesure phare. Economies, économies, économies…De la comptabilité de gestionnaire. Et demain nous pouvons parier sur des augmentations de tarifs qui vont encore peser sur nos budgets familiaux.