Une Maison de santé : OUI, mais pas n’importe comment !

À Juvisy nous subissons de plein fouet la désertification médicale : fermeture de services hospitaliers, départs en retraite ou déménagements de médecins généralistes, manque de spécialistes… C’est pourquoi dans notre programme municipal, nous proposions l’ouverture d’une maison de santé. _ Voilà que la majorité municipale nous convoque en urgence le 15 juillet dernier pour voter la création d’une maison de santé sur 3 pôles. Nous avons voté contre le projet en l’état, car nous avons soulevé plusieurs problèmes : – La Maison de santé doit occuper les locaux de l’ancien centre de tri de La Poste en centre ville, et des permanences doivent se tenir dans les Postes du Plateau et du quartier de Seine. Cette proposition entérine la fermeture définitive des antennes de La Poste dans nos quartiers !! Nous voulons garder nos bureaux de poste et non pas déshabiller le service public postal pour d’hypothétiques permanences de médecins sur le Plateau et en bords de Seine. Nous demandons plutôt au Maire de se battre pour nos bureaux de poste ! – Nous avons besoin d’une réflexion globale sur l’offre de soins sur Juvisy : à l’heure des fusions des hôpitaux de Juvisy, Orsay et Longjumeau, il faut craindre la fermeture d’autres services de notre hôpital. Défendons-le, et proposons plutôt les locaux vides de l’ancienne maternité ou de la chirurgie pour la Maison de santé ! C’est notre proposition alternative pour un vrai projet avec les médecins ! – Pourquoi une telle urgence en plein mois de juillet ? Nous avons besoin de discuter avec les juvisiens, notamment du contenu du cahier des charges qui sera envoyé pour validation à l’Agence Régionale de Santé, du coût des travaux déjà engagés pour la réfection des locaux (qui les paie ?), des résultats de l’étude santé sur le territoire… – Rappelons qu’une maison de santé ne sera pas la solution miracle : toutes les villes et les campagnes manquent de médecins et nous sommes engagés dans une compétition nationale pour les attirer. Un projet bien ficelé sera plus efficace et attractif qu’un projet fait à la va-vite sur un coin de table. Parallèlement, engageons-nous pour que l’État augmente le nombre de place aux concours de médecine, appelé numerus clausus, pour enrayer la pénurie.