Déclaration de Mounia Benaili lors du Débat d’Orientation Budgétaire

arton6Cher·ère·s collègues,

Pour la seconde année consécutive vous annonez votre catéchisme néolibérale pré-digéré par Bruxelles.
Votre présentation est digne d’une note blanche écrite par les technocrates de la commission européenne.
Vous n’avez même pas le mérite de la cohérence puisque d’un côté vous regrettez que François Hollande ne s’attaque pas plus à l’endettement de la France et de l’autre vous chouinez en vous plaignant de la baisse des dotations de l’État. Faudrait savoir ! Vous êtes contents ou pas de faire des économies et ainsi de sacrifier les politiques publiques ?
Franchement, vous n’élevez même pas le débat et vous vous mettez au niveau des chien·ne·s de garde du système aboyant « il fait faire des efforts, des économies, se serrer la ceinture » tel un Yves Calvi dans « C’est dans l’air » et qui gagne plus que vous et moi réuni·e·s. Votre note et ses éléments de langage n’invitent pas à la réflexion, mais participent à la diffusion de la propagande ambiante.
Vous recrachez les mensonges sur la dette du pays. Et pourtant après 10 ans d’économies sur les deniers publics, la dette continue de se creuser. Ces économies sont-elles efficaces ? NON. C’est même pire, puisque sans argent public pas d’investissements publics, et nous assistons ensemble a la contraction de l’économie toute entière avec son lot de chômage. Les citoyen·ne·s font des sacrifices pour rien et nous bradons notre patrimoine national et local pour que quelques uns au sommet continuent de s’enrichir.
Ainsi toute la classe politique constate que ces recettes sont inefficaces et pourtant tout le monde continue d’annoner qu’il faut encore des économies, encore faire des efforts, encore baisser les services publics, encore faire des économies bla bla bla bla…

Nous espérons que le débat présidentiel permettra de remettre les pendules à l’heure dans une période ou les français vont être disponibles pour le débat public.

Que dire de plus dans le cadre de ce débat puisque les dés sont déjà pipés : vous avez déjà fait vos choix budgétaires. Vous avez l’intention comme vous le faites au conseil départemental et au conseil régional de vous attaquer aux fondements du service public local : l’éducation, la solidarité, la culture, la jeunesse, variables d’ajustement de
vos politiques aux ordres des nantis. Au détriment de la classe moyenne et des familles juvisiennes. Ne parlons même pas des plus démunis.

Si nous avions été à votre place nous ne ferions assurément pas les mêmes choix budgétaires, et surtout nous ne tiendrions pas le même discours !

Vous n’invitez pas à la remise en cause du discours ambiant sur la dette, qui pourrait être remboursée en 2 coups de cuillère à pot si on faisait cotiser les fraudeurs en col blanc, les fraudeurs fiscaux. Vous désignez les mêmes boucs émissaires que les tenants du système, alors que vous n’avez rien à y gagner, et donc ce faisant vous n’êtes pas du côté des citoyens, vous êtes du côté des financiers.
Quand sonnera l’heure de la révolte sociale, et elle sonnera face à tant de souffrances de la part des français, vaches à lait d’un système qui engraisse toujours les mêmes, vous serez du mauvais coté de la barricade, et nous le déplorons. Mais nous nous en souviendrons.

Ne laissons pas Suez faire main basse sur la production d’eau en Essonne !

Ne laissons pas Suez faire main basse sur la production d’eau en Essonne !

Citoyens, associations et élus déposent un recours contre la prolongation des contrats de distribution d’eau à la Lyonnaise des Eaux à Savigny-sur-Orge et Paray-Vieille-Poste.

Communiqué de presse

Le 17 décembre 2015, Robin Reda, ancien Président de la CALPE Communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne décidait de faire voter la prolongation des deux contrats de délégation de service public (DSP) auprès de la Lyonnaise des Eaux pour les communes de Savigny-sur-Orge et de Paray-Vieille-Poste. Ce vote est intervenu 14 jours avant la disparition de la CALPE qui intégrait la Métropole du Grand Paris et l’EPT 12 au 1er janvier (voir ici et ).

Malgré l’étrangeté de la décision, la prolongation des contrats, après un tour de passe-passe juridique, pour une durée totale de 32 ans pour une ville et 33 ans pour l’autre, il n’a pas hésité à faire un superbe cadeau à la Lyonnaise des eaux. Ce cadeau venait après un précédent du même style, toujours au profit de la Lyonnaise des eaux, réalisé par ses amis et voisins de Viry-Châtillon.

Ces décisions ont été prises malgré l’avis des associations locales et des élus d’opposition, qui ont alerté la majorité (LR – UDI) sur le risque juridique de ces deux délibérations, et qui ont manifesté le souhait de voir engagé un débat sur la création d’une régie publique de l’eau.

Des manquements juridiques d’importance ont conduit des associations et élus à déposer un recours devant le Tribunal Administratif que vous pouvez trouver ici. Tout d’abord, les avenants modifient profondément l’équilibre général des conventions de délégation de service public, ce qui est interdit. Ensuite, les contrats d’approvisionnement de gré à gré paraissent être des DSP déguisées, puisque les bénéficiaires des contrats restent la même entreprise, la Lyonnaise des Eaux, bien qu’elle officie à partir de sa filiale. Or une DSP ne peut excéder 20 ans. Ici l’approvisionnement en eau dure jusqu’en 2036 soit 32 et 33 ans selon la ville.

La Lyonnaise des Eaux avait déjà été sanctionnée en novembre 2005 par l’autorité de la concurrence dont voici un extrait ci-dessous :

« La décision 05-D-58 que le Conseil de la concurrence vient de rendre, sanctionne le comportement de la Lyonnaise des Eaux. Le comportement de la Lyonnaise des Eaux illustre, de façon concrète et éclairante, par quels moyens un opérateur en monopole de fait sur la fourniture de l’eau, a obtenu d’être choisi par un syndicat comme délégataire du service de distribution de l’eau (syndicat du Nord Est de l’Essonne) ».

Les signataires n’entendent pas laisser se développer de telles pratiques contraires à l’intérêt des habitants des villes concernées. Nous voulons la transparence dans la passation des marchés, la transparence de la facture d’eau. Ici nous avons une eau opaque qui ne sent pas très bon.

Jean-Marc Defrémont, conseiller municipal de Savigny-sur-Orge
Gérard Doutre, maire-adjoint de Morangis
Gilles Rémignard, conseiller municipal de Viry-Châtillon
Alain Floch, habitant de Paray-Vieille-Poste
Michèle Plottu, conseillère municipale de Savigny-sur-Orge
Mounia Benaili, conseillère municipale de Juvisy-sur-Orge

Les associations :

Le P’tit Castelvirois
Coordination Eau Ile-de-France
Collectif Eau secours Juvisy, Anne-Marie Oudrer
Collectif Eau Viry-Châtillon Bernard Maurin
Fondation France Libertés Danielle Mitterrand
Eau Bien Commun France 
Gabriel Amard
Collectif Eau publique Nord Essonne Vivien Rebière

voir le communiqué sur le site de la Fondation France Libertés Danielle Mitterrand :

http://www.france-libertes.org/Ne-laissons-pas-Suez.html

et sur le site de la Coordination Eau Ile-de-France :

http://eau-iledefrance.fr/ne-laissons-pas-suez-faire-main-basse-sur-la-production-deau-en-essonne/