Un autre monde est possible… Un autre Juvisy est possible !

Quel Juvisy souhaitez-vous?

Dans la tribune du précédent magazine municipal, nous vous annoncions notre volonté de créer une démarche autour d’un futur projet pour notre ville. Le projet que nous souhaitons porter s’inscrira évidemment en opposition à toutes les insuffisances de l’actuelle mandature que nous avons pu pointer depuis 5 ans :

  • Une opacité dans le processus de prise de décisions et une insuffisante prise en compte de la parole des citoyens.
  • L’absence de soutien aux services publics pourtant essentiels à la cohésion républicaine : écoles, hôpital, crèches municipales, centre de loisirs, services du quotidien…
  • L’ignorance du dérèglement climatique et de la nécessaire construction d’une transition à l’échelle locale, notamment pour la biodiversité et les transports doux tels que le vélo qui manque d’espaces réellement sécures
  • L’opacité autour de l’état de l’air (et de ses impacts) du fait des trafics routiers et aériens
  • Le bétonnage de notre ville (et ses conséquences… telles que l’imperméabilisation des sols) en partenariat avec des grands groupes immobiliers aux pratiques opaques : Pourquoi des terrains municipaux ont-ils été vendus très en-dessous du prix du marché ? Pourquoi n’y a-t-il pas de prévision de constructions de structures d’accueil et de scolarisation des enfants (écoles, collège) alors même qu’avec le nouveau PLU, de nouvelles familles habiteront Juvisy et seront contraintes de scolariser leurs enfants en dehors de la commune !
  • La destruction du maillage commerçant local au bénéfice de grands groupes commerciaux
  • Un manque global d’ambition pour créer du lien social et un lien intergénérationnel
  • De faibles investissements financiers pour le moins discutables
  • une opacité quant aux dossiers discutés et votés en notre nom à la Métropole du Grand Orly comme on a pu le constater lors du vote du PLU ou la signature avec le Sedif/Veolia pour l’eau potable.

Si vous aussi vous vous indignez de ces manquements, nous vous invitons à nous rejoindre pour construire un projet alternatif qui s’enrichira de vos propositions. Tenez-vous informé.e.s de nos futures réunions de discussion : www.lepetitjuvisien.fr

(Cette tribune publiée en Septembre dans le bulletin  municipal  est le fruit d’une réflexion collective)

Nous avions raison hier, la majorité municipale le reconnait aujourd’hui

La majorité a mis en scène un conseil municipal extraordinaire pour voter de façon symbolique des vœux qui arrivent bien tard !

Voilà que la majorité souhaite sortir de l’agglomération du Grand Orly ! Quel aveu de manque de vison pour nos villes. Depuis 2014 nous alertons, conseil après conseil, sur la dangereuse métropolisation qui prive nos villes de leur pouvoir de décision, qui accentue les inégalités financières au lieu d’être facteur d’économies, qui crée  un échelon supplémentaire éloignant encore plus les citoyens des lieux de pouvoir. Nous étions seuls à voter contre. Si la majorité nous donne raison aujourd’hui, il est bien trop tard pour remettre en cause une loi qui nous est dictée par Bruxelles. Espérons que ces élus en tireront les conséquences dès les européennes de 2019, en ne soutenant pas leurs propres amis qui votent à Bruxelles ces directives anti-démocratiques.

Concernant l’hôpital, si nous n’oublions pas que le Robin Réda avait voté pour le projet de fusion des hôpitaux de Longjumeau Juvisy et Orsay lorsqu’il était président du conseil de surveillance de l’hôpital de Juvisy, nous avons été ravis de les voir entrer dans la bataille pour son maintien.  Cependant les exigences de la majorité ne sont pas à la hauteur : nous ne voulons pas du projet de l’ARS sur Saclay mal ficelé, sous évalué financièrement mais surtout insuffisant pour notre bassin de vie. Nous voulons conserver nos urgences et renforcer les services hospitaliers existants, avec la rénovation des bâtiments.

La majorité, fidèle aux positions idéologiques des partisans de l’austérité au niveau national,  s’inscrit dans une logique comptable, quand nous disposons d’une vision de long terme pour la France et pour notre ville. Comment mettre en œuvre des politiques publiques conformes aux intérêts des habitants quand on est seulement préoccupé des échéances électorales, tributaire du temps médiatique et soumis aux recettes libérales ? Quand vont-ils comprendre que leur système ne marche pas car, sous la coupe des financiers, toujours soucieux de leurs dividendes et non du bien commun ? L’idéologie est de leur côté et non du nôtre. Venez nous rejoindre pour construire un projet commun.

Diviser pour mieux régner

Lorsque Macron dit qu’il ne sent pas de colère dans le pays, c’est qu’il s’emploie à monter celle des uns contre les autres. Chaque jour il divise pour mieux régner : les privilégiés sont les fonctionnaires, les cheminots, les enseignants, les réfugiés, les chômeurs, les retraités… A les écouter, nous serions tous, à tour de rôle les responsables de la faillite de notre pays, les profiteurs des uns et des autres alors que les gentils millionnaires (qui se multiplient d’année en année ) nous honorent des miettes de leur fortune.

Ne nous laissons pas diviser. Il n’y a qu’un seul qui paie : c’est le peuple tout entier.

A-t-il jamais évoqué pour qui le peuple paie ? Qui sont les vrais profiteurs ? Ce sont eux. Nous payons des millions d’euros de privilèges pour leur train de vie d’élus et anciens élus. Nous payons des milliards pour ceux qui gagnent au moins un smic par jour. Mr Bernard Arnault gagne 770e par seconde. 24,3 milliards en 2017. Si lui et ses amis étaient taxés comme nous, nous aurions de quoi nous payer hôpitaux, infirmiers et médecins qui nous font mortellement défaut, mais aussi enseignants et écoles, collèges et lycées, de financer nos retraites, nos allocations chômage, personnes âgées ou handicapées et bien d’autres choses encore. C’est pour les ultra riches que nous payons et que nous nous serrons la ceinture. Contrôlons les fraudeurs fiscaux et les exilés fiscaux plutôt que les chômeurs. Ça rapportera bien plus.

Cet argent nous en aurions besoin dans les caisses de nos villes pour financer les droits de base :

  • arrêter d’empoisonner nos enfants et généraliser le bio dans leurs assiettes à la crèche et à l’école.
  • ouvrir des micro crèches en partenariat avec les bailleurs sociaux
  • préserver la biodiversité en généralisant la gestion différenciée des espaces, expérimentant l’éco pastoralisme  (des chèvres ou moutons pour tondre), des ruches sur nos toits, des maisons à insectes, des jardins partagés…
  • des correspondants de nuit dans nos quartiers
  • une politique jeunesse définie qui s’appuie sur les mjc plutôt que des actions empilées les unes sur les autres sans cohérence.

Nous savons faire. Nous sommes prêts à le faire.

Du budget et des compteurs Linky

Lors du conseil municipal, j’ai accueilli un jeune conseiller municipal d’opposition à mes côtés : Jonathan Guerrand, dont le sérieux et la combativité vont être précieux.

Nous sommes intervenus particulièrement dans 2 dossiers :

  • La préparation budgétaire: dans un contexte ou Mr Macron, fils spirituel de Sarkozy et Hollande nous ressert les mêmes vieilles recettes libérales, les citoyens  et les communes sont au régime sec. Résultat : c’est moins d’argent pour tout le monde (sauf pour les multinationales, les financiers et leurs dividendes infinis, ne parlons pas de ceux qui ont mis leurs milliards en comptes off shore divers). Alors doit-on se contenter d’une vision comptable du budget de la ville ? Doit-on payer des impôts sans espérer que notre argent serve à des objectifs de politique communale ambitieux ? Est-ce le rôle des élus : faire les économies à la place de l’Etat pour que la commission européenne et le FMI nous donnent une bonne note ? Nous avons donc fait des propositions : viser à la généralisation du bio dans nos cantines en travaillant avec des agriculteurs locaux en circuits courts. Créer des micro-crèches en partenariat avec les bailleurs sociaux dans des appartements.  Des actions pour la réussite éducative et pour la jeunesse ambitieuses. Contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique par la préservation de la biodiversité en ville notamment… Car l’écologie est toujours la grande absente.
    Nous avons plein d’idées qui ne coûtent pas forcément cher et que nous sommes prêts à mettre au service des juvisiens.
  • Les compteurs Linky: nous regrettons que la majorité ne soit pas plus offensive pour faire respecter notre droit à refuser les compteurs Linky. Nous avons demandé à ce que chacun d’entre vous soit informé des risques sur la santé, sur notre portefeuille (car il faut bien que quelqu’un paie au bout du compte), sur nos libertés publiques avec le piratage et la revente d’informations personnelles possibles de ces compteurs. Cette gabegie, dénoncée par la cour des comptes, n’a que pour objectif de servir les intérêts financiers d’ENEDIS. Ne nous laissons pas faire. Vous avez la possibilité individuelle de refuser puisque la mairie ne semble pas vouloir faire jouer un refus collectif. N’hésitez pas à nous contacter pour faire respecter vos droits et vous faire accompagner dans vos démarches.

Notre patrimoine rasé.

Il semble bien que l’idée d’un Juvisy « village heureux du Grand Paris » (magazine de la ville d’avril 2016) ait vécue. Oubliée également l’idée de « retrouver la nature en ville ». Au lieu de cela, c’est bel et bien à une campagne de bétonnage à laquelle nous assistons. En quelques mois, en plein cœur de la ville, ce ne sont pas moins de 6 maisons traditionnelles en meulière qui vont être rasées, rue Kléber et Avenue de la République pour laisser place à des immeubles accueillant près d’une centaine d’ habitants, sans compter les innombrables programmes neufs qui sortent de terre.

Cette perspective est irresponsable à deux titres : patrimonial tout d’abord. Les biens que l’on s’apprête à raser sont caractéristiques du patrimoine architectural de la ville et en expriment l’histoire (utilisation de la pierre meulière, décorations en céramique…). En lieu et place, ce sont des immeubles sans personnalité que l’on s’apprête à construire.

Irresponsable, ensuite, au titre de la densité de la ville, qui explose déjà tous les records au regard des équipements existants. Les futurs habitants de ces immeubles savent-ils qu’ils trouveront à Juvisy des écoles publiques bondées, un hôpital fermé, des structures d’accueil à la petite enfance trop peu nombreuses, une voirie inadaptée et une gare et des trains déjà très fréquentés ?

Que ce soit les élus du PS ou Républicains, ils avaient été unanimes à défendre le Grand Paris, qui devait, nous promettaient-ils, nous ramener emplois et développement économique. Nous avions été seuls à dire le contraire : que Juvisy serait vouée à devenir une ville dortoir et que le développement économique serait réservé à d’autres. Nous y voilà.

Quelle qualité de vie promet-on vraiment aux Juvisiens dans une ville où même les arbres sont sacrifiés pour nous payer un beau parvis et une belle fontaine devant l’espace Jean Lurçat , pour un montant de 400 000 € bien au-dessus de nos moyens.

En confiant les futures constructions à des promoteurs immobiliers, déjà bien servis par ailleurs, ce n’est certainement pas un « village heureux » qui se construit, mais bien une ville hyperdense et sans âme. Les défenseurs d’une ville humaine et durable en seront pour leurs frais.