Réforme des collèges- Soutien aux parents d’élèves : manifestons samedi !

En dépit du passage en force de ce gouvernement, l’opposition à la réforme du collège n’a cessé de s’élargir. La FCPE appelle à un rassemblement samedi 4 juin dans la Grande rue de Juvisy a 11h vêtus de rouge. Nous nous joignons à cet appel. Explications  Continuer la lecture de « Réforme des collèges- Soutien aux parents d’élèves : manifestons samedi ! »

Nous avons voté contre le budget de la ville au Conseil municipal. Voilà pourquoi.

Cher-e-s collègues,

Sur la qarton6uestion du budget qui nous occupe ce soir, je dirais que c’est un budget incolore, inodore et sans saveur que vous nous présentez. Essentiellement tourné vers la réalisation d’économies, vous entérinez l’austérité commanditée par Bruxelles. Continuer la lecture de « Nous avons voté contre le budget de la ville au Conseil municipal. Voilà pourquoi. »

Grand Paris : mais qu’allons-nous faire dans cette galère ?

Les conseils municipaux de Juvisy-sur-Orge, Savigny-sur-Orge, Paray-Vieille-Poste, Morangis, Athis-Mons et Viry-Châtillon ont voté pour intégrer le Grand Paris (MGP) et à l’Etablissement public territorial 12 (EPT 12) qui comptera également les villes de l’ouest Val-de-Marne de Gentilly à Orly, au 1er janvier 2016.

Beaucoup de questions et peu de réponses

Nous avons exprimé notre désaccord tout au long de ces derniers mois. Quel pouvoir aurons-nous en tant que citoyens sur des décisions, qui concerneront notre ville mais que prendront des élus du Val de Marne, ou du Grand Paris, qui ne connaissent rien à notre ville. Quel pouvoir auront les élus de Juvisy pour peser sur ces décisions, avec seulement un ou deux représentants dans les futurs assemblées territoriales ? Qui engagera sa responsabilité devant les habitants ?

Très mauvaise opération démocratique pour les Juvisien-nes

A qui s’adresseront les habitants quand ils auront des questions, des réclamations, des démarches relevant d’une compétence transférée ?

Il sera tellement facile aux élu-es de dire aux habitants mécontents d’une décision « c’est pas nous, c’est la Métropole ! ».

Très mauvaise opération financière pour notre ville 

Sur le plan financier, toutes les communes de la CALPE et Viry-Châtillon verront leurs ressources très fortement réduites et perdraient de l’argent ( – 300 000 euros environ pour Juvisy) car en rejoignant le Grand Paris nous perdons des fonds de péréquation.

Dans le même temps, le Grand Evry pourrait gagner 14 850 000 millions d’euros en 2016, notamment parce que l’intercommunalité demeurera hors du Grand Paris. Par ailleurs, la réforme de la dotation globale de fonctionnement prévoit que les villes centres, donc Paris, recevraient la quasi-totalité de la dotation de centralité au détriment de toutes les autres communes.

 

La double-peine pour Juvisy

Résultat : les communes voisines qui n’intègrent pas le Grand Paris gagnent de l’argent, celles qui intègrent le Grand Paris perdent de l’argent et c’est Paris qui bénéficie principalement des dotations. On peut féliciter nos élus de nous avoir emmenés dans cette galère.

Pour aller plus loin : http://www.lagaucheparlexemple.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=38&Itemid=87

Classes transplantées : Robin Réda sacrifie le dernier pilier de la République : l’éducation

29 % d’augmentation d’impôts pour financer la baisse ses services publics, la droite départementale a initié le mouvement, la région ne tardera pas à lui emboiter le pas. Mais le véritable précurseur reste Robin Réda car après les explosions tarifaires (cantine, parking, garderie…), voici venu le temps des amputations budgétaires subies par l’éducation et la culture. Ainsi il a développé ce concept étrange où il prétend garantir la réussite éducative de nos enfants en supprimant les classes transplantées. Cette fois-ci, la solidarité et la mobilisation des enseignants et des parents a été (plus) forte.

Nous choisissons ce mois-çi de donner la parole à l’un des papas mobilisés :

Robin Réda, je suis déçu de la désinvolture avec laquelle vous répondez parfois à la contradiction. Vous savez être bon orateur, mais je dois reconnaître que vous n’avez peut-être pas pris la mesure de ce que représente l’école pour les parents d’élèves scolarisés à Juvisy. Je comprends que des économies doivent être faites, mais, à mon sens, l’école doit être préservée au maximum. Pour beaucoup d’enfants, l’école est un point de repère unique, leur permettant de trouver un équilibre dans des contextes familiaux parfois compliqués. Offrir aux petit·e·s Juvisien·ne·s la possibilité de partir en classe transplantée, c’est leur donner l’occasion de voir l’école autrement, d’appréhender leurs enseignants et les savoirs sous un autre jour et d’expérimenter, peut-être pour la première fois, la vie en communauté avec tout ce qu’elle offre comme richesse, comme questionnement. La confiance dans les adultes, la confiance dans une institution républicaine, c’est cela l’école. Les enseignants se battent, les parents se battent, les différents intervenants mettent toutes leurs forces pour que les élèves grandissent, mûrissent, deviennent des êtres éclairés et citoyens. Tous ont besoin d’une municipalité à leurs côtés et qui comprend l’importance des enjeux, pas de réponses désinvoltes. Pour en revenir aux économies, je comprends parfaitement que vous souhaitiez rester dans la droite ligne de vos promesses électorales, c’est légitime. Mais gardez bien en tête que, réduire les services, économiser sur l’essentiel, cela appauvrit notre ville. À terme, quelle sera l’attractivité de Juvisy ? Qu’aura la ville à offrir aux jeunes parents qui viennent s’y installer ? Quelles perspectives pour les jeunes et très jeunes Juvisiens ? Économiser sur l’école n’est pas un bon calcul, ni pour le présent, ni pour l’avenir.

La mobilisation paie : soyons ensemble vigilants.

On en parle dans la presse : http://leparisien.fr/juvisy-sur-orge-91260/a-juvisy-les-classes-vertes-au-regime-sec-03-02-2016-5511879.php

Déclaration de Mounia Benaili lors du Débat d’Orientation Budgétaire

arton6Cher·ère·s collègues,

Pour la seconde année consécutive vous annonez votre catéchisme néolibérale pré-digéré par Bruxelles.
Votre présentation est digne d’une note blanche écrite par les technocrates de la commission européenne.
Vous n’avez même pas le mérite de la cohérence puisque d’un côté vous regrettez que François Hollande ne s’attaque pas plus à l’endettement de la France et de l’autre vous chouinez en vous plaignant de la baisse des dotations de l’État. Faudrait savoir ! Vous êtes contents ou pas de faire des économies et ainsi de sacrifier les politiques publiques ?
Franchement, vous n’élevez même pas le débat et vous vous mettez au niveau des chien·ne·s de garde du système aboyant « il fait faire des efforts, des économies, se serrer la ceinture » tel un Yves Calvi dans « C’est dans l’air » et qui gagne plus que vous et moi réuni·e·s. Votre note et ses éléments de langage n’invitent pas à la réflexion, mais participent à la diffusion de la propagande ambiante.
Vous recrachez les mensonges sur la dette du pays. Et pourtant après 10 ans d’économies sur les deniers publics, la dette continue de se creuser. Ces économies sont-elles efficaces ? NON. C’est même pire, puisque sans argent public pas d’investissements publics, et nous assistons ensemble a la contraction de l’économie toute entière avec son lot de chômage. Les citoyen·ne·s font des sacrifices pour rien et nous bradons notre patrimoine national et local pour que quelques uns au sommet continuent de s’enrichir.
Ainsi toute la classe politique constate que ces recettes sont inefficaces et pourtant tout le monde continue d’annoner qu’il faut encore des économies, encore faire des efforts, encore baisser les services publics, encore faire des économies bla bla bla bla…

Nous espérons que le débat présidentiel permettra de remettre les pendules à l’heure dans une période ou les français vont être disponibles pour le débat public.

Que dire de plus dans le cadre de ce débat puisque les dés sont déjà pipés : vous avez déjà fait vos choix budgétaires. Vous avez l’intention comme vous le faites au conseil départemental et au conseil régional de vous attaquer aux fondements du service public local : l’éducation, la solidarité, la culture, la jeunesse, variables d’ajustement de
vos politiques aux ordres des nantis. Au détriment de la classe moyenne et des familles juvisiennes. Ne parlons même pas des plus démunis.

Si nous avions été à votre place nous ne ferions assurément pas les mêmes choix budgétaires, et surtout nous ne tiendrions pas le même discours !

Vous n’invitez pas à la remise en cause du discours ambiant sur la dette, qui pourrait être remboursée en 2 coups de cuillère à pot si on faisait cotiser les fraudeurs en col blanc, les fraudeurs fiscaux. Vous désignez les mêmes boucs émissaires que les tenants du système, alors que vous n’avez rien à y gagner, et donc ce faisant vous n’êtes pas du côté des citoyens, vous êtes du côté des financiers.
Quand sonnera l’heure de la révolte sociale, et elle sonnera face à tant de souffrances de la part des français, vaches à lait d’un système qui engraisse toujours les mêmes, vous serez du mauvais coté de la barricade, et nous le déplorons. Mais nous nous en souviendrons.