Grande braderie !

Le Maire avait promis qu’il défendrait notre hôpital et nos bureaux de poste, pendant la campagne des municipales… Maintenant qu’il est Maire, c’est le cadet de ses soucis !

La fusion des hôpitaux de Longjumeau et de Juvisy : vers la fermeture de notre hôpital ?

En conseil municipal, le Maire nous a appelés à voter pour la fusion des hôpitaux de Juvisy et Longjumeau. Ce que nous avons refusé ! Voilà plus d’un an que nous alertons sur les menaces de disparition de notre hôpital. Et que le Maire, président du conseil de surveillance de l’hôpital, nous rassure. Nous avions raison de nous inquiéter ! Puisque nous voilà forcés, par la loi sur les Groupements Hospitaliers de Territoires, de saborder nos hôpitaux de proximité, pour ainsi pouvoir réaliser des économies d’échelle. Ça veut dire encore des fermetures de services supplémentaires et finis les soins de qualité. Laissons la place aux cliniques privées qui vont se gaver sur le dos des patients ! Déserts médicaux, manques de médecins, de personnels soignants, ajoutez à cela le fait que 30 % des malades renoncent aux soins pour des raisons financières… Et ce n’est pas le centre de santé promis par le Maire qui va changer quoique ce soit.

Fermeture de nos bureaux de poste sur le Plateau et sur le quartier de Seine !

Voilà les derniers services publics de nos quartiers qui s’en vont en catimini. Les antennes de La Poste ne ré-ouvriront pas. Pourtant ils répondaient à des besoins vitaux pour nos habitants, qui devront désormais aller engorger (encore plus) la Poste centrale ! Le Maire prétend remplacer les services de la Poste par des points de contacts chez les commerçants ! Comme si des commerçants pouvaient remplacer une Poste ! La municipalité, qui n’a pas souhaité visiblement engager le bras de fer avec la Direction de la Poste, prétend réserver les locaux désormais vides pour des permanences de médecins de la future Maison de santé… A quel horizon ? Parions que les locaux resteront vides pendant quelques années, en attendant que ces hypothétiques permanences voient le jour et que des médecins daignent s’installer dans notre ville.

Une Maison de santé : OUI, mais pas n’importe comment !

À Juvisy nous subissons de plein fouet la désertification médicale : fermeture de services hospitaliers, départs en retraite ou déménagements de médecins généralistes, manque de spécialistes… C’est pourquoi dans notre programme municipal, nous proposions l’ouverture d’une maison de santé. _ Voilà que la majorité municipale nous convoque en urgence le 15 juillet dernier pour voter la création d’une maison de santé sur 3 pôles. Nous avons voté contre le projet en l’état, car nous avons soulevé plusieurs problèmes : – La Maison de santé doit occuper les locaux de l’ancien centre de tri de La Poste en centre ville, et des permanences doivent se tenir dans les Postes du Plateau et du quartier de Seine. Cette proposition entérine la fermeture définitive des antennes de La Poste dans nos quartiers !! Nous voulons garder nos bureaux de poste et non pas déshabiller le service public postal pour d’hypothétiques permanences de médecins sur le Plateau et en bords de Seine. Nous demandons plutôt au Maire de se battre pour nos bureaux de poste ! – Nous avons besoin d’une réflexion globale sur l’offre de soins sur Juvisy : à l’heure des fusions des hôpitaux de Juvisy, Orsay et Longjumeau, il faut craindre la fermeture d’autres services de notre hôpital. Défendons-le, et proposons plutôt les locaux vides de l’ancienne maternité ou de la chirurgie pour la Maison de santé ! C’est notre proposition alternative pour un vrai projet avec les médecins ! – Pourquoi une telle urgence en plein mois de juillet ? Nous avons besoin de discuter avec les juvisiens, notamment du contenu du cahier des charges qui sera envoyé pour validation à l’Agence Régionale de Santé, du coût des travaux déjà engagés pour la réfection des locaux (qui les paie ?), des résultats de l’étude santé sur le territoire… – Rappelons qu’une maison de santé ne sera pas la solution miracle : toutes les villes et les campagnes manquent de médecins et nous sommes engagés dans une compétition nationale pour les attirer. Un projet bien ficelé sera plus efficace et attractif qu’un projet fait à la va-vite sur un coin de table. Parallèlement, engageons-nous pour que l’État augmente le nombre de place aux concours de médecine, appelé numerus clausus, pour enrayer la pénurie.

L’austérité c’est pas pour tout le monde

deligne-austerite-france.jpg Notre système est injuste. Il y en a dans notre pays qui s’en sortent très bien. Les exemples s’accumulent chaque jour : – Le richissime Patrick Mulliez qui possède Auchan dans son empire, déclare 1,1 milliard d’euros de revenus. Il paie 135€ d’impôts. Son conseiller fiscal doit être bien payé pour faire ce qu’on appelle de l’optimisation fiscale. En additionnant tous les cadeaux fiscaux faits par Sarkozy et Hollande, les ultra-riches arrivent à réduire leurs impôts de façon scandaleuse. On se souvient de Total qui paie 0 € d’impôt sur les sociétés à la France – Mr Gattaz, grand patron des riches patrons, et commandeur de la politique économique en France, refuse toute augmentation du SMIC et prône la « modération » de nos salaires, alors que lui-même s’est empoché une augmentation de 30%. Faites ce que je dis, pas ce que je fais. – Mr Lelandais, ex-PDG de La Halle, André et Kookaî, mis à la porte suite à sa stratégie qui conduit à la suppression de 1600 emplois, a empoché un parachute doré de 3 millions d’euros en guise de remerciement. – Mr Sarkozy nous coûte, à nous contribuables, plus de 2 millions d’euros par an. La location d’un appartement privé de 11 pièces et le déménagement dans ces locaux, la rémunération de conseillers et gardes du corps, une voiture de luxe et les frais d’essence… pèsent sur un budget de l’Etat, qui parait-il est très serré. Cette caste est pétrie de privilèges. Et pourtant, les grands patrons continuent de pleurer. Il leur en faut toujours plus. La loi Macron va leur donner encore plus de pouvoir pour licencier. Et nous dans tout cela ? On subit. Pas de hausse de salaires, pas de créations d’emplois, des hausses d’impôts et le recul du service public… Un dernier mot sur le budget de la commune : un budget inodore, incolore, sans mesure phare. Economies, économies, économies…De la comptabilité de gestionnaire. Et demain nous pouvons parier sur des augmentations de tarifs qui vont encore peser sur nos budgets familiaux.