Nous avons voté contre le budget de la ville au Conseil municipal. Voilà pourquoi.

Cher-e-s collègues,

Sur la qarton6uestion du budget qui nous occupe ce soir, je dirais que c’est un budget incolore, inodore et sans saveur que vous nous présentez. Essentiellement tourné vers la réalisation d’économies, vous entérinez l’austérité commanditée par Bruxelles. Continuer la lecture de « Nous avons voté contre le budget de la ville au Conseil municipal. Voilà pourquoi. »

Grand Paris : mais qu’allons-nous faire dans cette galère ?

Les conseils municipaux de Juvisy-sur-Orge, Savigny-sur-Orge, Paray-Vieille-Poste, Morangis, Athis-Mons et Viry-Châtillon ont voté pour intégrer le Grand Paris (MGP) et à l’Etablissement public territorial 12 (EPT 12) qui comptera également les villes de l’ouest Val-de-Marne de Gentilly à Orly, au 1er janvier 2016.

Beaucoup de questions et peu de réponses

Nous avons exprimé notre désaccord tout au long de ces derniers mois. Quel pouvoir aurons-nous en tant que citoyens sur des décisions, qui concerneront notre ville mais que prendront des élus du Val de Marne, ou du Grand Paris, qui ne connaissent rien à notre ville. Quel pouvoir auront les élus de Juvisy pour peser sur ces décisions, avec seulement un ou deux représentants dans les futurs assemblées territoriales ? Qui engagera sa responsabilité devant les habitants ?

Très mauvaise opération démocratique pour les Juvisien-nes

A qui s’adresseront les habitants quand ils auront des questions, des réclamations, des démarches relevant d’une compétence transférée ?

Il sera tellement facile aux élu-es de dire aux habitants mécontents d’une décision « c’est pas nous, c’est la Métropole ! ».

Très mauvaise opération financière pour notre ville 

Sur le plan financier, toutes les communes de la CALPE et Viry-Châtillon verront leurs ressources très fortement réduites et perdraient de l’argent ( – 300 000 euros environ pour Juvisy) car en rejoignant le Grand Paris nous perdons des fonds de péréquation.

Dans le même temps, le Grand Evry pourrait gagner 14 850 000 millions d’euros en 2016, notamment parce que l’intercommunalité demeurera hors du Grand Paris. Par ailleurs, la réforme de la dotation globale de fonctionnement prévoit que les villes centres, donc Paris, recevraient la quasi-totalité de la dotation de centralité au détriment de toutes les autres communes.

 

La double-peine pour Juvisy

Résultat : les communes voisines qui n’intègrent pas le Grand Paris gagnent de l’argent, celles qui intègrent le Grand Paris perdent de l’argent et c’est Paris qui bénéficie principalement des dotations. On peut féliciter nos élus de nous avoir emmenés dans cette galère.

Pour aller plus loin : http://www.lagaucheparlexemple.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=38&Itemid=87

Classes transplantées : Robin Réda sacrifie le dernier pilier de la République : l’éducation

29 % d’augmentation d’impôts pour financer la baisse ses services publics, la droite départementale a initié le mouvement, la région ne tardera pas à lui emboiter le pas. Mais le véritable précurseur reste Robin Réda car après les explosions tarifaires (cantine, parking, garderie…), voici venu le temps des amputations budgétaires subies par l’éducation et la culture. Ainsi il a développé ce concept étrange où il prétend garantir la réussite éducative de nos enfants en supprimant les classes transplantées. Cette fois-ci, la solidarité et la mobilisation des enseignants et des parents a été (plus) forte.

Nous choisissons ce mois-çi de donner la parole à l’un des papas mobilisés :

Robin Réda, je suis déçu de la désinvolture avec laquelle vous répondez parfois à la contradiction. Vous savez être bon orateur, mais je dois reconnaître que vous n’avez peut-être pas pris la mesure de ce que représente l’école pour les parents d’élèves scolarisés à Juvisy. Je comprends que des économies doivent être faites, mais, à mon sens, l’école doit être préservée au maximum. Pour beaucoup d’enfants, l’école est un point de repère unique, leur permettant de trouver un équilibre dans des contextes familiaux parfois compliqués. Offrir aux petit·e·s Juvisien·ne·s la possibilité de partir en classe transplantée, c’est leur donner l’occasion de voir l’école autrement, d’appréhender leurs enseignants et les savoirs sous un autre jour et d’expérimenter, peut-être pour la première fois, la vie en communauté avec tout ce qu’elle offre comme richesse, comme questionnement. La confiance dans les adultes, la confiance dans une institution républicaine, c’est cela l’école. Les enseignants se battent, les parents se battent, les différents intervenants mettent toutes leurs forces pour que les élèves grandissent, mûrissent, deviennent des êtres éclairés et citoyens. Tous ont besoin d’une municipalité à leurs côtés et qui comprend l’importance des enjeux, pas de réponses désinvoltes. Pour en revenir aux économies, je comprends parfaitement que vous souhaitiez rester dans la droite ligne de vos promesses électorales, c’est légitime. Mais gardez bien en tête que, réduire les services, économiser sur l’essentiel, cela appauvrit notre ville. À terme, quelle sera l’attractivité de Juvisy ? Qu’aura la ville à offrir aux jeunes parents qui viennent s’y installer ? Quelles perspectives pour les jeunes et très jeunes Juvisiens ? Économiser sur l’école n’est pas un bon calcul, ni pour le présent, ni pour l’avenir.

La mobilisation paie : soyons ensemble vigilants.

On en parle dans la presse : http://leparisien.fr/juvisy-sur-orge-91260/a-juvisy-les-classes-vertes-au-regime-sec-03-02-2016-5511879.php

Grande braderie !

Le Maire avait promis qu’il défendrait notre hôpital et nos bureaux de poste, pendant la campagne des municipales… Maintenant qu’il est Maire, c’est le cadet de ses soucis !

La fusion des hôpitaux de Longjumeau et de Juvisy : vers la fermeture de notre hôpital ?

En conseil municipal, le Maire nous a appelés à voter pour la fusion des hôpitaux de Juvisy et Longjumeau. Ce que nous avons refusé ! Voilà plus d’un an que nous alertons sur les menaces de disparition de notre hôpital. Et que le Maire, président du conseil de surveillance de l’hôpital, nous rassure. Nous avions raison de nous inquiéter ! Puisque nous voilà forcés, par la loi sur les Groupements Hospitaliers de Territoires, de saborder nos hôpitaux de proximité, pour ainsi pouvoir réaliser des économies d’échelle. Ça veut dire encore des fermetures de services supplémentaires et finis les soins de qualité. Laissons la place aux cliniques privées qui vont se gaver sur le dos des patients ! Déserts médicaux, manques de médecins, de personnels soignants, ajoutez à cela le fait que 30 % des malades renoncent aux soins pour des raisons financières… Et ce n’est pas le centre de santé promis par le Maire qui va changer quoique ce soit.

Fermeture de nos bureaux de poste sur le Plateau et sur le quartier de Seine !

Voilà les derniers services publics de nos quartiers qui s’en vont en catimini. Les antennes de La Poste ne ré-ouvriront pas. Pourtant ils répondaient à des besoins vitaux pour nos habitants, qui devront désormais aller engorger (encore plus) la Poste centrale ! Le Maire prétend remplacer les services de la Poste par des points de contacts chez les commerçants ! Comme si des commerçants pouvaient remplacer une Poste ! La municipalité, qui n’a pas souhaité visiblement engager le bras de fer avec la Direction de la Poste, prétend réserver les locaux désormais vides pour des permanences de médecins de la future Maison de santé… A quel horizon ? Parions que les locaux resteront vides pendant quelques années, en attendant que ces hypothétiques permanences voient le jour et que des médecins daignent s’installer dans notre ville.