En 2014, servez-vous de l’opposition de gauche

Je vous souhaite à tous une bonne année… bien méritée. Oui, bien méritée ! Ne nous laissons pas impressionner par le discours ambiant sur le déclin de la France. Notre pays n’a jamais été aussi riche de son histoire. Ce résultat n’est pas dû au « talent » des pachas du MEDEF, ces quelques gros patrons gavés de stock-options qui vivent de l’exploitation forcenée de leurs sous-traitants. La France n’est pas riche malgré ses travailleurs, malgré ses ingénieurs, malgré ses techniciens… elle l’est grâce à eux. Les salariés français sont en effet les plus productifs du monde ! Le peuple mérite donc une vie digne plutôt que de voir chaque nouvelle génération vivre moins bien que la précédente, et d’être obligé de se serrer la ceinture au point d’étouffer. La politique d’austérité qu’on nous impose n’a pas d’autre résultat qu’enrichir sans limites ceux qui accaparent le fruit du travail des Français. En 2013, quand la «courbe du chômage» battait un record, le CAC 40 augmentait de 18%. La part des bénéfices versée aux actionnaires n’a jamais été aussi importante. Autant d’argent perdu pour les salaires, donc pour la consommation. Autant de perdu pour l’investissement, donc pour l’avenir. Dès que Nicolas Sarkozy a été battu, il fallait partager autrement les richesses. François Hollande a fait un autre choix. Il obéit au MEDEF, augmente la TVA et veut baisser le «coût du travail» (c’est-à-dire les salaires et la protection sociale) au lieu de s’attaquer au coût du capital. S’il continue comme cela, l’année 2014 ressemblera à l’année 2013 : champagne pour le CAC 40, gueule de bois pour les autres ! Comment arrêter un président qui n’écoute rien ni personne, trahit ses pro- messes mais qui est élu jusqu’en 2017 ? Appliquons un principe démocratique : la responsabilité. En 2014, vous pouvez le sanctionner. Il y a maintenant dans notre pays une opposition de gauche qui sera au rendez-vous des municipales de mars et des européennes de mai. C’est un outil concret pour défendre votre droit au bonheur. C’est la bonne nouvelle pour 2014.

Ici comme ailleurs, un bon coup de balai !

Les fêtes arrivent, mais l’inquiétude demeure. Qui aujourd’hui n’a pas peur de la précarité et n’angoisse pas de l’avenir de ses enfants ? Partout, la finance impose ses lois : impuissants, les peuples subissent suppression des protections collectives, des droits, des services pu- blics, mais aussi baisse des salaires et des pensions, augmentation des durées de cotisation. Pourtant on nous avait promis que si nous faisons des efforts, les lendemains seraient meilleurs. On attend toujours. L’Europe devait nous protéger, garantir la paix, nous apporter de nouveaux droits, nous permettre de mieux vivre, a été mise au service des marchés financiers. Ils n’ont que des objectifs économiques et financiers : limiter à 3% du PIB le déficit public, alors qu’on attend d’eux qu’ils limitent la pauvreté à 3% ! L’Europe est devenue symbole d’inégalités, de dumping social, de concurrence entre ren- tiers et travailleurs. En France, le gouvernement, pourtant élu sur la base du rejet de la finance, est soumis à ces politiques. François Hollande et sa clique appliquent, sans états d’âme, les comman- dements du FMI, de Bruxelles, de l’OMC… et du MEDEF, comme le faisait Nicolas Sarkozy. – Comme le faisait Nicolas Sarkozy, ils rampent devant le MEDEF et font adopter l’ANI, des accords qui rendent le salarié esclave du patronat en fragilisant le contrat de travail. – Comme le faisait Nicolas Sarkozy, ils rampent devant Bruxelles et signent la règle d’or qui rend la France esclave des marchés financiers. – Comme le faisait Nicolas Sarkozy, ils rampent devant les États-Unis et signent des accords de libre-échange avec Obama dans notre dos (le Grand Marché Transatlantique) qui rend l’Europe l’esclave des États-Unis. Combien de temps cela va-t-il durer ? Combien de temps devrons-nous encore subir cette dictature des banques et des marchés, eux qui continuent de s’en mettre plein les poches, pendant que nous ne savons plus de quoi demain sera fait. _ Faudra-t-il que nous n’ayons plus d’enseignants pour nos enfants, plus de médecins et d’infirmières dans nos hôpitaux, que nous ne puissions plus payer nos médicaments et nos soins, pour que les décideurs s’occupent des gens et non des financiers? _ L’austérité ne nous mènera nulle part. L’austérité ne permet pas la relance dont nous avons besoin. Nous avons besoin d’un bon coup de balai. En Europe, en France et à Juvisy… punissons les complices de l’austérité!

Fermetures des services publics à Juvisy, à qui le tour ?

Pas un mois ne passe sans que la fermeture d’un service à Juvisy ne soit annoncée, voire programmée en douce. _ Les services de maternité et chirurgie de notre hôpital et demain sans doute les urgences? Fermés ! _ Le centre de tri postal ? Menacé ! _ La déchetterie ? Transférée à Morangis ! _ À qui le tour ? Celui du Trésor public qui semble définitif. _ Et pourtant qui en a entendu parler ? _ Qui met le débat sur la place publique ? Qui se mobilise ? _ Nous serons là pour défendre nos services publics et nous mobiliser aux côtés des usagers. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent ! Ça suffit !

Rencontres avec les verts à Juvisy-sur-Orge

Ce lundi 2 décembre nous avons rencontré les Verts de Juvisy-sur-Orge pour discuter d’un potentiel accord sur un projet commun aux prochaines élections municipales. _ Nous nous sommes accordés autour de l’urgence d’une transition écologique et sociale à Juvisy-sur-Orge pour « faire bouger les lignes ». _ Nous avons ensemble acté des points de convergences, autour de la nécessité de : – condamner les politiques de l’austérité qui conduisent à une réduction des dotations et le recul des services publics qui mettaient en danger les budgets de toutes les collectivités de France et donc de Juvisy-sur-Orge. – organiser une votation citoyenne autour du projet de tramway et de son tracé final. – préserver les nappes phréatiques et les sources nombreuses à Juvisy-sur-Orge – rediscuter l’appartenance de la collectivité au Syndicat des Eaux d’Il-de-France et de la remettre en cause dans le cadre des futures fusions d’agglomérations, afin de se donner les moyens de créer une régie publique de l’eau en partenariat avec eau de paris , l’agglo étant traversée par les eaux de la Vanne et du Loing – refuser que le projet de construction de logements au abords de la gare ne soit pas dédié à l’accession à la propriété, avec des prix de logements inaccessibles à l’arrivée et qui vont faire flamber le prix de l’immobilier et ne pas profiter aux juvisiens. Cette première discussion fait clairement apparaître que des points de convergence existent pour construire un autre avenir pour notre ville. Face à l’absence de vision politique du maire sortant, une majorité alternative peut se dégager. _ Nous appelons EELV à choisir le rassemblement et un travail municipal de fond pour résister ici, localement à la catastrophe écologique et à l’urgence sociale.

L’impôt Hollande, ça suffit !

François Hollande avait promis une révolution fiscale pour en finir avec les privilèges de la finance. Qu’a-t-il fait ? La tranche à 75% pour les très hauts revenus… abandonnée ! Le capital imposé autant que le travail… engagement enterré ! L’annulation de la hausse de la TVA votée par Sarkozy et l’UMP… parole reniée ! _ Hollande n’a donc rien fait ? Si. Il a fait l’exact contraire de ce qu’il promettait. Il a décidé un crédit d’impôt de 20 milliards d’euros pour toutes les entreprises sans aucune contrepartie sociale ou écologique. Madame Bettencourt touchait un chèque de l’Etat sous Sarkozy. Le pollueur Total et le licencieur PSA auront le leur sous Hollande. Il s’agit officiellement de soutenir la «compétitivité». Alors pourquoi donner cet argent à des groupes comme Carrefour ou McDo qui ne sont pas soumis à la concurrence internationale ? Le ministre Moscovici a d’ailleurs annoncé que le crédit d’impôt ne serait pas contrôlé. C’est normal : on ne contrôle pas les cadeaux. _ Sauf que c’est nous tous qui payons ce cadeau. Hollande a trouvé ces 20 milliards dans nos poches. 10 vont être pris sous forme de coupes dans les ser- vices publics dont 1,5 milliard enlevé aux communes, départements et régions. 3 milliards sont attendus d’une écotaxe faussement écologique. 7 milliards nous seront ponctionnés avec la hausse de la TVA le 1er janvier. _ Bref ça va faire mal, ici comme ailleurs. Notre pouvoir d’achat sera amputé. À Juvisy on va morfler aussi. Les services publics sont déjà affaiblis : écoles pleines à craquer, RER chaotique et réseau SNCF dangereux comme l’a montré l’atroce accident de Brétigny… Sous Sarkozy, l’équipe municipale sortante dénonçait les mauvais coups du gouvernement. Les voilà silencieux pour ne pas déplaire à leurs amis politiques. Ils étaient plus bavards l’an dernier pour vous appeler à voter Hollande «contre la finance» ! _ Ne nous laissons pas voler. Le Front de gauche appelle à une marche sur Bercy le 1er décembre pour une révolution fiscale contre les privilèges. Nous exigerons l’annulation de la hausse de la TVA prévue au 1er janvier. Et en mars, la France ira aux urnes pour les municipales. Autant d’occasions de se faire entendre.