Nos voeux pour plus de démocratie directe!

Le mouvement des gilets jaunes a bouleversé le paysage politique puisqu’il a contraint le gouvernement à reconnaître la nécessité d’un grand débat national sur ses orientations économiques, sociales et écologiques. Ce que nous réclamions depuis toujours : davantage de démocratie directe ! Notre député lui-même, dans son invitation à sa cérémonie des vœux, nous indique vouloir rédiger la loi avec nous. Bonne nouvelle ! Mais qu’en est-il de la mise en place de cahiers de doléances sur la commune, que nous avons déjà réclamée à nos élus ? *

Nous avons également réitéré la demande d’un local pour y tenir une permanence une demi-journée par semaine afin de vous recevoir pour respecter notre engagement à être vos porte-paroles au conseil municipal.

Nous tenons à préciser qu’à l’heure du bouclage de cette tribune, alors que la lettre du Président paraît, nous ne nous inscrivons pas dans ce cadre restrictif imposé d’en haut qui écarte d’emblée un certain nombre de sujets comme le retour de l’ISF (Impôt sur la fortune). Les cahiers de doléances auxquels nous aspirons doivent permettre une véritable remise en cause du système inégalitaire, dénoncé par le mouvement social actuel.

Il nous semble qu’il ne peut y avoir davantage de justice sociale sans retour sur le problème de la redistribution par l’impôt. Un véritable débat ne pourra faire l’impasse sur une réforme fiscale d’envergure. Une véritable réforme fiscale , qui taxerait les revenus du capital et non pas les seuls revenus du travail , (à 12 tranches d’imposition au lieu des 5 actuelles), permettrait davantage de progressivité et donc plus de justice fiscale.

La taxe d’habitation, critiquée, à juste titre, à cause des critères présidant à son établissement, est le prétexte à une polémique. Faut-il ou non la supprimer ? Partiellement ? Totalement ? Au lieu de remettre en question l’assiette de calcul de l’impôt sur le revenu, on détourne l’attention sur cette taxe locale en désignant les contribuables les plus aisés…les 20% de Français « les plus riches ». A qui fera-t-on croire que l’on fait partie des plus « riches » à 2500€ par mois ? Ainsi divise-t-on la classe moyenne alors que la suppression partielle ou totale de cette taxe, dans le système fiscal actuel,  se fait au détriment des collectivités locales et signifie, à long terme, dans nos territoires, moins de services publics, moins de crèches, moins de culture, moins d’aide sociale, de transports  etc.

Avec le retour à un impôt progressif sur le revenu ET le capital, plus besoin de taxes locales ni d’ISF. On aboutirait à un système beaucoup plus simple où l’Etat retrouve son rôle de redistribution aux échelons nationaux et locaux du pays donc à davantage de justice sociale.

En ce moment particulier, qui pourrait être l’occasion de réclamer plus de citoyenneté et de justice sociale, nous vous souhaitons une bonne année et tou.te.s. Que celle-ci permette de réconcilier les citoyens avec le débat politique et les encourage tous à s’exprimer dans une vraie démocratie !

RV salle Pidoux de la M. 31 Janvier à 19h30 pour un moment convivial et remplir vos cahiers de doléances !

Deux nouveaux élus pour vous représenter!

   
Laurence Gauthier, 65 ans; Juvisienne depuis près de 20 ans.Retraitée de l’Education nationale; militante associative, syndicaliste et citoyenne engagée André Plas, 62 ans, natif de Juvisy, a effectué toute sa carrière d’enseignant puis de directeur d’école à Juvisy. Militant associatif et syndicaliste impliqué dans la vie locale.

Comme précédemment annoncé, l’équipe « place aux juvisien.nes » se renouvelle, en restant dans la lignée du programme de 2014 donnant priorité à l’intérêt commun et à la défense des services publics , conditions nécessaires à une société plus juste que nous appelons de tous nos voeux! Nous serons vos porte-parole au sein du conseil municipal et envisageons notre travail comme le produit de la réflexion collective. A ce titre, nous serons présents lors de la cérémonie des voeux du maire de Juvisy demain mardi 8 janvier à 19H30 salle jean Lurçat et vous invitons à nous y rejoindre afin de montrer que nous sommes une force politique avec laquelle il faudra continuer à compter.

Notez aussi que nous nous réunirons le jeudi 31 janvier à 20h salle Pidoux afin d’envisager cette année 2019 qui s’annonce pleine de turbulences autour de galettes de l’amitié!

Nous avions raison hier, la majorité municipale le reconnait aujourd’hui

La majorité a mis en scène un conseil municipal extraordinaire pour voter de façon symbolique des vœux qui arrivent bien tard !

Voilà que la majorité souhaite sortir de l’agglomération du Grand Orly ! Quel aveu de manque de vison pour nos villes. Depuis 2014 nous alertons, conseil après conseil, sur la dangereuse métropolisation qui prive nos villes de leur pouvoir de décision, qui accentue les inégalités financières au lieu d’être facteur d’économies, qui crée  un échelon supplémentaire éloignant encore plus les citoyens des lieux de pouvoir. Nous étions seuls à voter contre. Si la majorité nous donne raison aujourd’hui, il est bien trop tard pour remettre en cause une loi qui nous est dictée par Bruxelles. Espérons que ces élus en tireront les conséquences dès les européennes de 2019, en ne soutenant pas leurs propres amis qui votent à Bruxelles ces directives anti-démocratiques.

Concernant l’hôpital, si nous n’oublions pas que le Robin Réda avait voté pour le projet de fusion des hôpitaux de Longjumeau Juvisy et Orsay lorsqu’il était président du conseil de surveillance de l’hôpital de Juvisy, nous avons été ravis de les voir entrer dans la bataille pour son maintien.  Cependant les exigences de la majorité ne sont pas à la hauteur : nous ne voulons pas du projet de l’ARS sur Saclay mal ficelé, sous évalué financièrement mais surtout insuffisant pour notre bassin de vie. Nous voulons conserver nos urgences et renforcer les services hospitaliers existants, avec la rénovation des bâtiments.

La majorité, fidèle aux positions idéologiques des partisans de l’austérité au niveau national,  s’inscrit dans une logique comptable, quand nous disposons d’une vision de long terme pour la France et pour notre ville. Comment mettre en œuvre des politiques publiques conformes aux intérêts des habitants quand on est seulement préoccupé des échéances électorales, tributaire du temps médiatique et soumis aux recettes libérales ? Quand vont-ils comprendre que leur système ne marche pas car, sous la coupe des financiers, toujours soucieux de leurs dividendes et non du bien commun ? L’idéologie est de leur côté et non du nôtre. Venez nous rejoindre pour construire un projet commun.

Du budget et des compteurs Linky

Lors du conseil municipal, j’ai accueilli un jeune conseiller municipal d’opposition à mes côtés : Jonathan Guerrand, dont le sérieux et la combativité vont être précieux.

Nous sommes intervenus particulièrement dans 2 dossiers :

  • La préparation budgétaire: dans un contexte ou Mr Macron, fils spirituel de Sarkozy et Hollande nous ressert les mêmes vieilles recettes libérales, les citoyens  et les communes sont au régime sec. Résultat : c’est moins d’argent pour tout le monde (sauf pour les multinationales, les financiers et leurs dividendes infinis, ne parlons pas de ceux qui ont mis leurs milliards en comptes off shore divers). Alors doit-on se contenter d’une vision comptable du budget de la ville ? Doit-on payer des impôts sans espérer que notre argent serve à des objectifs de politique communale ambitieux ? Est-ce le rôle des élus : faire les économies à la place de l’Etat pour que la commission européenne et le FMI nous donnent une bonne note ? Nous avons donc fait des propositions : viser à la généralisation du bio dans nos cantines en travaillant avec des agriculteurs locaux en circuits courts. Créer des micro-crèches en partenariat avec les bailleurs sociaux dans des appartements.  Des actions pour la réussite éducative et pour la jeunesse ambitieuses. Contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique par la préservation de la biodiversité en ville notamment… Car l’écologie est toujours la grande absente.
    Nous avons plein d’idées qui ne coûtent pas forcément cher et que nous sommes prêts à mettre au service des juvisiens.
  • Les compteurs Linky: nous regrettons que la majorité ne soit pas plus offensive pour faire respecter notre droit à refuser les compteurs Linky. Nous avons demandé à ce que chacun d’entre vous soit informé des risques sur la santé, sur notre portefeuille (car il faut bien que quelqu’un paie au bout du compte), sur nos libertés publiques avec le piratage et la revente d’informations personnelles possibles de ces compteurs. Cette gabegie, dénoncée par la cour des comptes, n’a que pour objectif de servir les intérêts financiers d’ENEDIS. Ne nous laissons pas faire. Vous avez la possibilité individuelle de refuser puisque la mairie ne semble pas vouloir faire jouer un refus collectif. N’hésitez pas à nous contacter pour faire respecter vos droits et vous faire accompagner dans vos démarches.