Du budget et des compteurs Linky

Lors du conseil municipal, j’ai accueilli un jeune conseiller municipal d’opposition à mes côtés : Jonathan Guerrand, dont le sérieux et la combativité vont être précieux.

Nous sommes intervenus particulièrement dans 2 dossiers :

  • La préparation budgétaire: dans un contexte ou Mr Macron, fils spirituel de Sarkozy et Hollande nous ressert les mêmes vieilles recettes libérales, les citoyens  et les communes sont au régime sec. Résultat : c’est moins d’argent pour tout le monde (sauf pour les multinationales, les financiers et leurs dividendes infinis, ne parlons pas de ceux qui ont mis leurs milliards en comptes off shore divers). Alors doit-on se contenter d’une vision comptable du budget de la ville ? Doit-on payer des impôts sans espérer que notre argent serve à des objectifs de politique communale ambitieux ? Est-ce le rôle des élus : faire les économies à la place de l’Etat pour que la commission européenne et le FMI nous donnent une bonne note ? Nous avons donc fait des propositions : viser à la généralisation du bio dans nos cantines en travaillant avec des agriculteurs locaux en circuits courts. Créer des micro-crèches en partenariat avec les bailleurs sociaux dans des appartements.  Des actions pour la réussite éducative et pour la jeunesse ambitieuses. Contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique par la préservation de la biodiversité en ville notamment… Car l’écologie est toujours la grande absente.
    Nous avons plein d’idées qui ne coûtent pas forcément cher et que nous sommes prêts à mettre au service des juvisiens.
  • Les compteurs Linky: nous regrettons que la majorité ne soit pas plus offensive pour faire respecter notre droit à refuser les compteurs Linky. Nous avons demandé à ce que chacun d’entre vous soit informé des risques sur la santé, sur notre portefeuille (car il faut bien que quelqu’un paie au bout du compte), sur nos libertés publiques avec le piratage et la revente d’informations personnelles possibles de ces compteurs. Cette gabegie, dénoncée par la cour des comptes, n’a que pour objectif de servir les intérêts financiers d’ENEDIS. Ne nous laissons pas faire. Vous avez la possibilité individuelle de refuser puisque la mairie ne semble pas vouloir faire jouer un refus collectif. N’hésitez pas à nous contacter pour faire respecter vos droits et vous faire accompagner dans vos démarches.

Dur retour à la réalité pour ceux qui ont voté Macron/Réda

Ils croyaient au renouvellement, ils auront eu la continuité. Tout comme Sarkozy et Hollande, Macron s’attaque aux petits, aux salariés, aux chômeurs, aux étudiants et épargne les grosses fortunes et les rentiers.
Les APL, les universités, la recherche, l’hôpital, l’école… tous les domaines essentiels vont subir un coup de rabot. Les services publics déjà à l’abandon ne s’en relèveront pas. Le privé se frotte les mains.
Les citoyens ne voulaient pas de la loi El Khomry, ils auront la loi Travail 2. Ils ne voulaient pas du 49-3, ils auront les ordonnances.

Vous pouvez remercier Mr Réda d’avoir voté pour cette grande régression sociale qui fait des salariés des serfs au bon vouloir de leurs seigneurs dans l’entreprise… Il s’était bien gardé de prendre position lors de la campagne électorale ! Demain lorsque vous serez licencié sans motif, sans indemnités conséquentes, vous penserez à lui, qui ne travaillera sans doute jamais de sa vie, et qui vivra d’argent public tout en réclamant des économies sur le dos des petits fonctionnaires et des petites gens.
Cela valait bien la peine de voter pour lui pour faire barrage à Mr Macron !

Alors quelles conséquences pour Juvisy ?

Malgré les promesses, vous pouvez être certains que l’hôpital de Juvisy fermera ses portes, que nos écoles resteront surchargées, que le budget de la ville restera au régime sec et que les coupes continueront d’être la norme. Ceux qui espéraient mettre un coup d’arrêt à la dégradation de la qualité de vie à Juvisy en seront pour leur frais. Juvisy et les villes aux alentours seront les dortoirs des clusters du Grand Paris. Si vous espériez une amélioration dans le traitement réservé à nos enfants ou nos jeunes à l’école ou dans la ville, si vous attendiez une révolution écologique pour améliorer la biodiversité ou la qualité de l’air, ce ne sera ni sous l’ère Macron, ni l’ère Perrimond. Le bétonnage restera la règle. Nous n’en attendrons rien ni de l’un ni de l’autre.

Ne comptons que sur nous-mêmes. Les inoumis-ses sont aujourd’hui la première force d’opposition à l’Assemblée Nationale mais aussi au conseil municipal de Juvisy.

Nous comptons sur votre mobilisation à nos côtés.

Tribune

Monsieur le député, Madame ou Monsieur le futur Maire, nous vous avons à l’œil

Mr Macron obtient une majorité absolue, grâce au pourrissement de la 5ème République qui lui laisse les mains libres pour mener sa politique de destruction sociale, favorable multinationales et aux lobbies et zéro vision écologique. Son illégitimité est absolue.

Ce président de l’extrême finance nous trouvera sur son chemin. La France insoumise aura un groupe à l’Assemblée nationale qui sera un porte-voix pour les mouvements sociaux, pour ceux qui lutteront prochainement contre la destruction du code du travail et de la sécurité sociale.

Dans notre circonscription, Robin Reda, maire, conseiller territorial, conseiller métropolitain, conseiller régional, et qui fut président de communauté d’agglomération est élu député. Nous prenons acte du résultat. Nous constatons néanmoins que cultiver son CV de professionnel de la politique semble être son activité favorite. Nous lui signalons donc la tenue prochaine d’élections sénatoriales.

Il a fait une campagne de « super-maire » promettant de régler des problèmes qu’il n’a pas su résoudre en tant que maire et ancien président d’agglomération, et au mépris de la réalité du travail parlementaire. Macron-compatible, il sera un membre intermittent de la majorité : puisqu’il est à la fois un fervent soutien de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et qu’il reste un membre de LR. Partisan de l’austérité, il ne pourra jongler longtemps avec les contradictions entre ses prises de positions locales et nationales et les limites de ses promesses électorales.

L’ambivalence politique de Monsieur Reda appelle ainsi une grande vigilance de notre part. La France insoumise Nord Essonne souhaite donc adresser un message clair au nouveau député : nous surveillerons chacun de ses votes, chacune de ses prises de parole. Nous dénoncerons chacun de ses votes contre les salariés, contre les précaires, contre les habitants, contre les retraités, contre les associations, contre l’environnement, contre la gestion publique de l’eau…

Quant au nouveau Maire de la ville, nous lui promettons la même peine, afin de confronter nos projets pour la ville et nous n’aurons de cesse de défendre les juvisien-nes et leur droit à vivre dans une ville saine, équilibrée et agréable.

Mounia BENAILI
Place aux juvisien-nes
www.lepetitjuvisien.fr

Tribunes du mois de mai

Un budget étriqué pour la ville de Juvisy

Le Maire avait de grandes ambitions pour Juvisy. Mais on constate au bout de 3 ans, que tout ce qu’il l’intéresse ce sont les économies.  Et les belles paroles. Des discours et pas d’actes.

Prenons la sécurité, son dada depuis son élection. Il y a eu beaucoup de dépenses pour zéro résultat : des caméras qui coutent chers, des arrêtés inefficaces, une police municipale mal utilisée et qui va bientôt être armée on se demande pourquoi, pour mettre les PV ? Ce discours sécuritaire, les numéros de claquette sur les plateaux de télévision à chaque évènement ont-ils réglé la délinquance ? Non. Il faut remettre de l’humain, de l’instruction civique, de l’éducation, des éducateurs, de la prévention, du lien social, de la police de proximité… Cette équipe fait tout le contraire. Ils coupent les vivres à la MJC, baissent les subventions aux associations, à l’éducation…sous prétexte d’économies. Pourtant saviez-vous que cette année l’exercice dégage un excédent de plus de 6 millions d’euros ? De l’argent qui aurait pu être investi dans les projets de la ville….

Dans les autres champs municipaux, c’est la même chose. On ne sait pas quelle est la politique du Maire. Nous avons rejoint une métropole, celle du Grand Orly, où le Maire nous promettait, des mutualisations de services, de beaux projets, des emplois par milliers, une démocratie renouvelée. Nous ne voyons rien venir. Nous ne savons même pas ce qui s’y passe, quels choix ils font pour notre compte.

Pourtant il y a de nombreux défis à relever.  Par exemple, écologiquement que faisons-nous pour vivre mieux à Juvisy ?  On pourrait prendre toutes les compétences et les décliner ainsi. Nous ne savons pas où nous allons.

Un gouffre entre le discours et les actes.

Mais sans doute que Juvisy ne l’intéresse plus. Il vise plus haut notre Maire. Pour preuve l’incident au dernier conseil municipal où il a lancé à son opposition, à qui il ne voulait plus donner la parole « vous pouvez quitter la séance ! » , « Cassez-vous ! Tirez-vous ! ».  Très limite au vu de sa fonction. Très limite de s’adresser ainsi à des représentants de juvisien-nes. Très limite quand on prétend accéder a de plus hautes fonctions.

Sur le dossier vital de l’hôpital de Juvisy, menacé de disparition, avec  ceux de Longjumeau ou Orsay, il prétend le défendre, mais il n’a pas signé la pétition, il ne semble pas se démener pour faire capoter le projet. Et pourtant son rôle devrait être central, au-delà d’une simple conférence de presse, et un papier dans nos boites aux lettres… Heureusement les citoyens se battent.

Le Maire de Juvisy pète les plombs.

Lors d’une séance du conseil municipal du 30 Mars 2017, que l’on peut qualifier d’ordinaire, Monsieur Réda a décidé d’interrompre les débats et a refusé de redonner la parole à deux élus d’opposition. Devant la protestation de l’un d’entre eux, il s’est déchainé et a déclaré : « Quittez la seance » puis  : « Je souhaite que vous partiez ! ». Devant l’étonnement de ceux-ci, il a surenchéri d’un « Allez, allez, dehors ! »

Avant la fin de conseil, plutôt traditionnel, alors que le vote du budget primitif de la ville, celui des taux de fiscalité avaient été débattus dans un climat plutôt serein, le conseil Municipal a engagé l’examen du rapport de la chambre régionale des comptes portant sur la gestion de la SEMARDEL (dont Juvisy est actionnaire !) dont le contenu était relativement lourd, Monsieur le Maire a décidé à 23 h 15 qu’il avait d’autres envies. Après quelques interventions, il a refusé de redonner la parole aux deux élus qui souhaitaient compléter les échanges.

Sans qu’il n’y ait eu le moindre conflit, le moindre haussement de voix, la moindre insulte, Monsieur le Maire a décidé qu’il en avait assez du conseil municipal, des délibérations restantes et des débats éventuels.

L’un des élus auxquels il avait adressé un «  allez, allez, dehors ! lui faisant remarquer qu’il n’avait pas le droit d’exclure les élus du conseil du débat , il a déclaré :

« Je sais que je n’ai pas le droit d’user de mon pouvoir de police en la matière », puis …  nous a hurlé : « Sortez ! », puis « tirez vous » puis « cassez vous »

Et il a rajouté : « Même si je suis hors la Loi, je m’en fiche, je changerai la Loi ! »

Devant un tel comportement, l’ensemble des élus d’opposition ont décidé de quitter le conseil Municipal

Nous savions déjà qu’il était lassé de son « jouet » Juvisien, qu’il ne connaissait ni ne travaillait aucun dossier (contrairement aux adjoints de sa majorité qui répondent clairement, et de manière explicite).

Là, il a décidé que Juvisy, à son plus haut niveau, devenait une zone de non Droit !

Nous en sommes tout d’abord bouleversés, car, plus encore en cette période, la démocratie mérite respect et dignité.

Un tel comportement n’est pas admissible.

Les élu-es de l’opposition