Dur retour à la réalité pour ceux qui ont voté Macron/Réda

Ils croyaient au renouvellement, ils auront eu la continuité. Tout comme Sarkozy et Hollande, Macron s’attaque aux petits, aux salariés, aux chômeurs, aux étudiants et épargne les grosses fortunes et les rentiers.
Les APL, les universités, la recherche, l’hôpital, l’école… tous les domaines essentiels vont subir un coup de rabot. Les services publics déjà à l’abandon ne s’en relèveront pas. Le privé se frotte les mains.
Les citoyens ne voulaient pas de la loi El Khomry, ils auront la loi Travail 2. Ils ne voulaient pas du 49-3, ils auront les ordonnances.

Vous pouvez remercier Mr Réda d’avoir voté pour cette grande régression sociale qui fait des salariés des serfs au bon vouloir de leurs seigneurs dans l’entreprise… Il s’était bien gardé de prendre position lors de la campagne électorale ! Demain lorsque vous serez licencié sans motif, sans indemnités conséquentes, vous penserez à lui, qui ne travaillera sans doute jamais de sa vie, et qui vivra d’argent public tout en réclamant des économies sur le dos des petits fonctionnaires et des petites gens.
Cela valait bien la peine de voter pour lui pour faire barrage à Mr Macron !

Alors quelles conséquences pour Juvisy ?

Malgré les promesses, vous pouvez être certains que l’hôpital de Juvisy fermera ses portes, que nos écoles resteront surchargées, que le budget de la ville restera au régime sec et que les coupes continueront d’être la norme. Ceux qui espéraient mettre un coup d’arrêt à la dégradation de la qualité de vie à Juvisy en seront pour leur frais. Juvisy et les villes aux alentours seront les dortoirs des clusters du Grand Paris. Si vous espériez une amélioration dans le traitement réservé à nos enfants ou nos jeunes à l’école ou dans la ville, si vous attendiez une révolution écologique pour améliorer la biodiversité ou la qualité de l’air, ce ne sera ni sous l’ère Macron, ni l’ère Perrimond. Le bétonnage restera la règle. Nous n’en attendrons rien ni de l’un ni de l’autre.

Ne comptons que sur nous-mêmes. Les inoumis-ses sont aujourd’hui la première force d’opposition à l’Assemblée Nationale mais aussi au conseil municipal de Juvisy.

Nous comptons sur votre mobilisation à nos côtés.

Tribune

Monsieur le député, Madame ou Monsieur le futur Maire, nous vous avons à l’œil

Mr Macron obtient une majorité absolue, grâce au pourrissement de la 5ème République qui lui laisse les mains libres pour mener sa politique de destruction sociale, favorable multinationales et aux lobbies et zéro vision écologique. Son illégitimité est absolue.

Ce président de l’extrême finance nous trouvera sur son chemin. La France insoumise aura un groupe à l’Assemblée nationale qui sera un porte-voix pour les mouvements sociaux, pour ceux qui lutteront prochainement contre la destruction du code du travail et de la sécurité sociale.

Dans notre circonscription, Robin Reda, maire, conseiller territorial, conseiller métropolitain, conseiller régional, et qui fut président de communauté d’agglomération est élu député. Nous prenons acte du résultat. Nous constatons néanmoins que cultiver son CV de professionnel de la politique semble être son activité favorite. Nous lui signalons donc la tenue prochaine d’élections sénatoriales.

Il a fait une campagne de « super-maire » promettant de régler des problèmes qu’il n’a pas su résoudre en tant que maire et ancien président d’agglomération, et au mépris de la réalité du travail parlementaire. Macron-compatible, il sera un membre intermittent de la majorité : puisqu’il est à la fois un fervent soutien de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et qu’il reste un membre de LR. Partisan de l’austérité, il ne pourra jongler longtemps avec les contradictions entre ses prises de positions locales et nationales et les limites de ses promesses électorales.

L’ambivalence politique de Monsieur Reda appelle ainsi une grande vigilance de notre part. La France insoumise Nord Essonne souhaite donc adresser un message clair au nouveau député : nous surveillerons chacun de ses votes, chacune de ses prises de parole. Nous dénoncerons chacun de ses votes contre les salariés, contre les précaires, contre les habitants, contre les retraités, contre les associations, contre l’environnement, contre la gestion publique de l’eau…

Quant au nouveau Maire de la ville, nous lui promettons la même peine, afin de confronter nos projets pour la ville et nous n’aurons de cesse de défendre les juvisien-nes et leur droit à vivre dans une ville saine, équilibrée et agréable.

Mounia BENAILI
Place aux juvisien-nes
www.lepetitjuvisien.fr

Tribunes du mois de mai

Un budget étriqué pour la ville de Juvisy

Le Maire avait de grandes ambitions pour Juvisy. Mais on constate au bout de 3 ans, que tout ce qu’il l’intéresse ce sont les économies.  Et les belles paroles. Des discours et pas d’actes.

Prenons la sécurité, son dada depuis son élection. Il y a eu beaucoup de dépenses pour zéro résultat : des caméras qui coutent chers, des arrêtés inefficaces, une police municipale mal utilisée et qui va bientôt être armée on se demande pourquoi, pour mettre les PV ? Ce discours sécuritaire, les numéros de claquette sur les plateaux de télévision à chaque évènement ont-ils réglé la délinquance ? Non. Il faut remettre de l’humain, de l’instruction civique, de l’éducation, des éducateurs, de la prévention, du lien social, de la police de proximité… Cette équipe fait tout le contraire. Ils coupent les vivres à la MJC, baissent les subventions aux associations, à l’éducation…sous prétexte d’économies. Pourtant saviez-vous que cette année l’exercice dégage un excédent de plus de 6 millions d’euros ? De l’argent qui aurait pu être investi dans les projets de la ville….

Dans les autres champs municipaux, c’est la même chose. On ne sait pas quelle est la politique du Maire. Nous avons rejoint une métropole, celle du Grand Orly, où le Maire nous promettait, des mutualisations de services, de beaux projets, des emplois par milliers, une démocratie renouvelée. Nous ne voyons rien venir. Nous ne savons même pas ce qui s’y passe, quels choix ils font pour notre compte.

Pourtant il y a de nombreux défis à relever.  Par exemple, écologiquement que faisons-nous pour vivre mieux à Juvisy ?  On pourrait prendre toutes les compétences et les décliner ainsi. Nous ne savons pas où nous allons.

Un gouffre entre le discours et les actes.

Mais sans doute que Juvisy ne l’intéresse plus. Il vise plus haut notre Maire. Pour preuve l’incident au dernier conseil municipal où il a lancé à son opposition, à qui il ne voulait plus donner la parole « vous pouvez quitter la séance ! » , « Cassez-vous ! Tirez-vous ! ».  Très limite au vu de sa fonction. Très limite de s’adresser ainsi à des représentants de juvisien-nes. Très limite quand on prétend accéder a de plus hautes fonctions.

Sur le dossier vital de l’hôpital de Juvisy, menacé de disparition, avec  ceux de Longjumeau ou Orsay, il prétend le défendre, mais il n’a pas signé la pétition, il ne semble pas se démener pour faire capoter le projet. Et pourtant son rôle devrait être central, au-delà d’une simple conférence de presse, et un papier dans nos boites aux lettres… Heureusement les citoyens se battent.

Le Maire de Juvisy pète les plombs.

Lors d’une séance du conseil municipal du 30 Mars 2017, que l’on peut qualifier d’ordinaire, Monsieur Réda a décidé d’interrompre les débats et a refusé de redonner la parole à deux élus d’opposition. Devant la protestation de l’un d’entre eux, il s’est déchainé et a déclaré : « Quittez la seance » puis  : « Je souhaite que vous partiez ! ». Devant l’étonnement de ceux-ci, il a surenchéri d’un « Allez, allez, dehors ! »

Avant la fin de conseil, plutôt traditionnel, alors que le vote du budget primitif de la ville, celui des taux de fiscalité avaient été débattus dans un climat plutôt serein, le conseil Municipal a engagé l’examen du rapport de la chambre régionale des comptes portant sur la gestion de la SEMARDEL (dont Juvisy est actionnaire !) dont le contenu était relativement lourd, Monsieur le Maire a décidé à 23 h 15 qu’il avait d’autres envies. Après quelques interventions, il a refusé de redonner la parole aux deux élus qui souhaitaient compléter les échanges.

Sans qu’il n’y ait eu le moindre conflit, le moindre haussement de voix, la moindre insulte, Monsieur le Maire a décidé qu’il en avait assez du conseil municipal, des délibérations restantes et des débats éventuels.

L’un des élus auxquels il avait adressé un «  allez, allez, dehors ! lui faisant remarquer qu’il n’avait pas le droit d’exclure les élus du conseil du débat , il a déclaré :

« Je sais que je n’ai pas le droit d’user de mon pouvoir de police en la matière », puis …  nous a hurlé : « Sortez ! », puis « tirez vous » puis « cassez vous »

Et il a rajouté : « Même si je suis hors la Loi, je m’en fiche, je changerai la Loi ! »

Devant un tel comportement, l’ensemble des élus d’opposition ont décidé de quitter le conseil Municipal

Nous savions déjà qu’il était lassé de son « jouet » Juvisien, qu’il ne connaissait ni ne travaillait aucun dossier (contrairement aux adjoints de sa majorité qui répondent clairement, et de manière explicite).

Là, il a décidé que Juvisy, à son plus haut niveau, devenait une zone de non Droit !

Nous en sommes tout d’abord bouleversés, car, plus encore en cette période, la démocratie mérite respect et dignité.

Un tel comportement n’est pas admissible.

Les élu-es de l’opposition

Intervention de Mounia Benaili au Conseil Municipal du 30 mars 2017 sur le budget

Monsieur le Maire, cher-es collègues,

Visiblement nous n’avons pas du tout la même vision politique, encore moins les mêmes priorités politiques. Comme annoncé dans votre PLU, vous allez continuer le bétonnage, sans prévision d’équipements publics nouveaux, vous n’avez pas de vision de long terme, à 20 ou 30 ans de ce que doit être la ville de Juvisy-sur-Orge. Vous nous assenez votre mantra préféré : la sécurité, la sécurité ! En croyant que ce sont des caméras de vidéo-surveillance, en croyant que c’est en faisant le tour des plateaux télévision à chaque fois qu’il y a un incident dans la ville, qu’on va résorber la violence ou la délinquance. Et bien non… Une politique efficace c’est une politique qui traite l’humain : la prévention, des éducateurs, du soutien aux associations d’éducation populaire, je pense aux MJC que vous démantelez, du soutien à l’éducation… De l’humain tout ce qui favorise le lien social. De tout cela je ne vois rien dans votre budget, pire vous dévitalisez le lien social en baissant les budgets dans ces secteurs là.

Donc vous pouvez faire des numéros de claquette à chaque vote de budget, ou à chaque échéance électorale à laquelle vous vous présentez, les juvisien-nes ne sont pas dupes, ils voient bien qu’il y a un écart entre vos actes et vos discours.

Les Juvisiens s’en rendent compte, ils ont cru à vos belles paroles en début de mandat et maintenant ils ont compris que c’était du vent.

En ce qui concerne le budget à proprement dit, je regrette qu’il y ait un tel excédent ! C’est un bas de laine, un petit matelas que vous constituez avec de l’argent qui aurait pu être utile dans les domaines que j’ai évoqués, ou pour faire des classes transplantées, pour renforcer des services municipaux, même si je sais que les fonctionnaires vous ne les aimez pas du tout, d’ailleurs vous soutenez un candidat qui veut en supprimer 500 000…

Vous avez ce décalage entre vos discours et vos actes… J’en reviens par exemple à la question de la réforme territoriale, que vous aviez défendu, ça devait être une avancée pour les habitants, pour les finances et qui devait produire des mutualisations et des économies qui seraient faites à une échelle formidable…Bref, le bonheur sur terre.  Vous promettiez que vous respecteriez les habitants et la démocratie locale pour rendre des comptes régulièrement aux Juvisiens et au conseil municipal de ce qui se déciderait à la métropole ?

J’ai été bien seule ici même, pour dénoncer cette réforme, et je vous avais mis en garde qu’on allait droit dans le mur. ..

J’étais contre la métropolisation, et en cohérence avec mes convictions j’ai voté pour des représentants au niveau national et européen pour se battre contre la réforme territoriale. Au contraire de vous qui soutenez des gens qui se battent pour accélérer cette réforme territoriale. Donc ne venez pas expliquer maintenant que ca ne marche pas parce qu’il ya aurait une majorité Front de Gauche à la métropole ! Ca ne marche pas nulle part, quelle que soit la majorité !

Non vous siégez à la conférence des Maire, c’est la co-gestion comme mode de décision à la Métropole…Donc vous devez être en capacité de peser sur les choix, et à minima de venir nous rendre compte des priorités politiques de la métropole ! Sur les questions de l’eau, les questions écologiques… vous devez être en mesure de venir ici devant vos concitoyens ainsi que vos collègues élus et de leurs expliquer quelles sont les priorités politiques que vous mettez en œuvre au niveau de la métropole.

Arrêtez de faire de la politique politicienne ! Vous co-gérez la métropole selon les choix que vous avez défendus. Nous avions dit à l’époque que la réforme territoriale allait être un désastre et c’est un désastre ! Moi je n’ai aucun mal à le dire car je soutiens un candidat au niveau national qui s’engage dans son programme à abroger la réforme territoriale.

Enfin sur la question des impôts, vous vous félicitez de ne pas augmenter les impôts. Je suis d’accord car j’estime que c’est le plus injuste parce qu’il touche tout le monde et je suis pour un impôt sur le revenu qui soit plus distributif avec beaucoup plus de tranches comme le propose Mr Mélenchon. Et vous que propose votre candidat ? Je n’oublie pas qu’une fois en conseil municipal, vous aviez dit que vous rêviez d’un monde où les collectivités territoriales ne seraient plus financées par l’impôt mais par du financement participatif, je n’oublie pas que vous aviez déclaré que les écoles ou les projets municipaux devraient être financés  du crowfonding. C’est le projet de votre candidat Fillon : briser la redistribution par l’impôt au profit du privé et du mécénat. Aujourd’hui le vrai financement participatif c’est l’impôt.