Rencontre avec vos élu-es d’opposition

Depuis 2014, notre groupe Place aux juvisiennes et aux juvisiens, qui a recueilli près de 15% des voix aux elections municipales, est devenu la première force d’opposition au conseil municipal et dans la ville.

A chaque dossier, à chaque budget, à chaque décision prise, nous sommes intervenus pour faire respecter les juvisien-ne-s, dans une opposition constructive et cohérente.

Qualité de l’eau et facture d’eau potable, hôpital de Juvisy, bétonnage et urbanisme, services publics, quotient familial, politique jeunesse et défense de l’acj, refus de la metropolisation et du Grand Orly, compteurs Linky, biodiversité et refus du glyphosate sur l’espace public, vidéosurveillance… et bien d’autres thèmes sur lesquels nous avons alerté et parfois pesé.

Nous souhaitons vous faire partager notre positionnement et nos actions; vous convaincre, à l’aune de notre bilan, que notre projet est concrêt, réalisable et conforme à l’intérêt de tous les juvisiens.

Rencontre avec vos élu-es d’opposition
au conseil municipal de Juvisy

Mercredi 17 octobre à 20h
Salle Pidoux 64 grande rue à Juvisy

Eau potable : nous avons saisi la justice

Cette année des villes de l’Essonne, du Val de Marne et de Seine St Denis ont pris une décision historique : ne pas réadhérer bêtement au Syndicat des Eaux d’Ile-de-France entre les mains de Véolia pour la gestion de l’eau potable, mais prendre le temps d’une étude de 2 ans pour prendre une décision en conscience.

Ces 2 ans vont permettre aux élu-es de débattre avec leurs habitants, élaborer différents scénarii techniques et politiques: gestion publique ? Gestion privée ? Un nouveau syndicat ? Une collaboration avec Eau de Paris ? Repartir avec le SEDIF ? Avec des objectifs stratégiques : une gestion plus transparente, moins chère, moins de gaspillage, une eau de meilleure qualité, des investissements sur les réseaux plus importants.

2 ans pour le temps de la réflexion dans l’intérêt des habitants. Bravo à ces élu-es. Et ici ? Qu’ont choisi les élu-es de Juvisy ? Malgré leurs promesses, ils ont re-signé avec le SEDIF. Dans notre dos. En catimini. Nous liant avec Véolia pour des dizaines d’années encore, dans l’opacité la plus totale.

Nous nous sommes donc associés au recours porté par les collectifs de citoyens et des élus de ces 3 départements pour demander l’annulation de cette décision. 12 communes sont concernées. Nous pensons avec l’avocat qui nous représente qu’il y a  une rupture d’égalité entre les habitants de ces villes qui vont bénéficier d’une étude de 2 ans, et les habitants de celles qui se sont fourvoyées avec le SEDIF et Véolia.

Le débat a été confisqué pour nos habitants, alors que nous avons été près de 1000 signataires pour une pétition pour le retour en régie publique de l’eau, gage d’une eau moins chère et de meilleure qualité.

Il faudra des mois avant que la requête devant le tribunal administratif ne soit examinée, mais nous ne manquerons pas de vous tenir informé. En espérant que nous pourrons bénéficier de l’étude sur le service de l’eau engagée par ces courageuses communes. Nous ferons tout notre possible dans cet objectif au contraire de cette majorité municipale qui n’a pas su être exigeante sur cette  question de l’eau potable.

Nous donnons rendez-vous le 17 octobre à 20h salle Pidoux, à tous ceux qui veulent élaborer les bases d’un projet alternatif pour notre ville. Nous serons là pour recueillir vos doléances, et ensemble tracer un autre chemin pour une meilleure qualité de vie à Juvisy.

Pour en savoir plus

http://m.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/seine-saint-denis-val-de-marne-essonne-ils-veulent-annuler-l-adhesion-de-12-villes-au-sedif-03-09-2018-7874598.php

http://m.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/seine-saint-denis-val-de-marne-essonne-ils-veulent-annuler-l-adhesion-de-12-villes-au-sedif-03-09-2018-7874598.php

Diviser pour mieux régner

Lorsque Macron dit qu’il ne sent pas de colère dans le pays, c’est qu’il s’emploie à monter celle des uns contre les autres. Chaque jour il divise pour mieux régner : les privilégiés sont les fonctionnaires, les cheminots, les enseignants, les réfugiés, les chômeurs, les retraités… A les écouter, nous serions tous, à tour de rôle les responsables de la faillite de notre pays, les profiteurs des uns et des autres alors que les gentils millionnaires (qui se multiplient d’année en année ) nous honorent des miettes de leur fortune.

Ne nous laissons pas diviser. Il n’y a qu’un seul qui paie : c’est le peuple tout entier.

A-t-il jamais évoqué pour qui le peuple paie ? Qui sont les vrais profiteurs ? Ce sont eux. Nous payons des millions d’euros de privilèges pour leur train de vie d’élus et anciens élus. Nous payons des milliards pour ceux qui gagnent au moins un smic par jour. Mr Bernard Arnault gagne 770e par seconde. 24,3 milliards en 2017. Si lui et ses amis étaient taxés comme nous, nous aurions de quoi nous payer hôpitaux, infirmiers et médecins qui nous font mortellement défaut, mais aussi enseignants et écoles, collèges et lycées, de financer nos retraites, nos allocations chômage, personnes âgées ou handicapées et bien d’autres choses encore. C’est pour les ultra riches que nous payons et que nous nous serrons la ceinture. Contrôlons les fraudeurs fiscaux et les exilés fiscaux plutôt que les chômeurs. Ça rapportera bien plus.

Cet argent nous en aurions besoin dans les caisses de nos villes pour financer les droits de base :

  • arrêter d’empoisonner nos enfants et généraliser le bio dans leurs assiettes à la crèche et à l’école.
  • ouvrir des micro crèches en partenariat avec les bailleurs sociaux
  • préserver la biodiversité en généralisant la gestion différenciée des espaces, expérimentant l’éco pastoralisme  (des chèvres ou moutons pour tondre), des ruches sur nos toits, des maisons à insectes, des jardins partagés…
  • des correspondants de nuit dans nos quartiers
  • une politique jeunesse définie qui s’appuie sur les mjc plutôt que des actions empilées les unes sur les autres sans cohérence.

Nous savons faire. Nous sommes prêts à le faire.

Compteurs Linky, cest non non et non !

Au dernier conseil municipal, j’ai (re)demandé un débat sur les compteurs Linky et une délibération contre leur déploiement  ai nom de principes de santé publique ou du moins au nom du principe de précaution. J’ai pointé la gabegie économique et écologique de remplacer des compteurs qui marchent très bien et déjà payés par la facture des contribuable. J’ai enfin souligné les dérives en matière de libertés publiques qu’ils poseraient. Des centaines de communes les refusent et certains pays les démontent aujourd’hui. Le Maire s’est montré rassurant quant à l’idée d’un débat public et réfléchi avant d’autoriser Enedis à les déployer. Or je constate, sur le site internet Enedis, qu’ils ont déjà procédé à l’installation de 33 compteurs et qu’ils prévoient d’intervenir à partir de juin 2018.

Qu’est ce qui leur permet d’afficher cela?Y a t’il eu une délibération ou une autorisation en ce sens ? Où ces compteurs ont-ils été installés ?
Réagissons avant de nous faire enfumer !

Observatoire Camille Flammarion : Lettre aux citoyens amoureux du patrimoine de leur pays, en ces journées européennes du patrimoine

Lettre aux citoyens amoureux du patrimoine de leur pays, en ces journées européennes du patrimoine

Depuis 13 années, (2004-2017), à Juvisy sur Orge (91), des centaines de personnes se sont inquiétées du sort réservé au bâtiment de l’Observatoire astronomique fondé par Camille Flammarion.
En effet, une association s’est créée et a réussi a fédéré un noyau de 300 adhérents constamment renouvelé suivant ces 13 années.
Une alerte lancée vers 2005 a permis de collecter plus de trois mille lettres-papier de soutien, venues de toutes les régions de France, d’Europe et d’autres pays (USA, Amérique du Sud, Australie…).
Evidemment les pouvoirs publics à tous les échelons locaux, départementaux, régionaux et nationaux étaient aussi alertés.
Après cinq années de bataille, la coupole astronomique et la lunette de Camille Flammarion furent restaurées grâce à un financement public pour ce qui concerne le bâti.
Naïvement, nous pensions tous que, logiquement, ce bâtiment classé « monument historique » dès l’année 2009, donc sous la tutelle de l’Etat, serait COMPLETEMENT restauré.
C’est donc tristement que nous sommes obligés, les années se succédant, de constater que, malgré de nombreuses paroles, discours faussement rassurants et encouragements des démagogues , le bâtiment reste en piteux état de décrépitude, sans que le moindre travail d’entretien n’ait été entrepris.
Aucun dossier de demande de subvention n’est parvenu à ce jour au niveau des services des affaires culturelles régionales dépendant du Ministère de la Culture ( lettre du 12 mai 2014, référence cc/11431/KDJ du Ministère de la Culture et de la Communication).
Nous nous trouvons donc devant une véritable volonté de « ne rien faire » d’autre que de distribuer des paroles doucereuses à peine réconfortantes de la part de nos institutions « responsables ».
Ce silence devient obsédant et laisse se profiler des soupçons concernant le devenir de ce bâtiment, haut lieu de l’histoire scientifique de notre pays.
Des promoteurs immobiliers, très présents, voire envahissants sur le territoire de la commune (voir la construction située en bordure et en surplomb du parc Flammarion dans lequel se situe le bâtiment) n’auraient-ils pas déjà jeté leur dévolu sur ce site magnifique avec l’accord plus ou moins tacite des responsables de l’avenir de ce lieu ?
On peut commencer à le craindre. Il faut rompre le mur du silence de l’inertie et de l’incertitude.
Citoyens, amoureux de votre ville, de son patrimoine, il faut vous inquiéter.
14 ans d’immobilité, c’est trop. C’est la volonté d’aboutir qui manque, c’est le soupçon d’un plan secret qui grandit à cause de ce silence. Nous ne demandons qu’un démenti formel accompagné de preuves écrites d’initiatives à court terme et non de promesses électorales reprises comme les refrains d’une mauvaise rengaine.
La mémoire de Camille Flammarion vaut mieux que cela ; la mémoire de tous nos amis disparus qui ont donné toute leur énergie pour ce combat ne doit pas être trahie.

Par Laurent Weill, juvisien depuis 55 ans, défenseur du patrimoine astronomique.
Juvisy sur Orge, septembre 2017