Ici comme ailleurs, un bon coup de balai !

Les fêtes arrivent, mais l’inquiétude demeure. Qui aujourd’hui n’a pas peur de la précarité et n’angoisse pas de l’avenir de ses enfants ? Partout, la finance impose ses lois : impuissants, les peuples subissent suppression des protections collectives, des droits, des services pu- blics, mais aussi baisse des salaires et des pensions, augmentation des durées de cotisation. Pourtant on nous avait promis que si nous faisons des efforts, les lendemains seraient meilleurs. On attend toujours. L’Europe devait nous protéger, garantir la paix, nous apporter de nouveaux droits, nous permettre de mieux vivre, a été mise au service des marchés financiers. Ils n’ont que des objectifs économiques et financiers : limiter à 3% du PIB le déficit public, alors qu’on attend d’eux qu’ils limitent la pauvreté à 3% ! L’Europe est devenue symbole d’inégalités, de dumping social, de concurrence entre ren- tiers et travailleurs. En France, le gouvernement, pourtant élu sur la base du rejet de la finance, est soumis à ces politiques. François Hollande et sa clique appliquent, sans états d’âme, les comman- dements du FMI, de Bruxelles, de l’OMC… et du MEDEF, comme le faisait Nicolas Sarkozy. – Comme le faisait Nicolas Sarkozy, ils rampent devant le MEDEF et font adopter l’ANI, des accords qui rendent le salarié esclave du patronat en fragilisant le contrat de travail. – Comme le faisait Nicolas Sarkozy, ils rampent devant Bruxelles et signent la règle d’or qui rend la France esclave des marchés financiers. – Comme le faisait Nicolas Sarkozy, ils rampent devant les États-Unis et signent des accords de libre-échange avec Obama dans notre dos (le Grand Marché Transatlantique) qui rend l’Europe l’esclave des États-Unis. Combien de temps cela va-t-il durer ? Combien de temps devrons-nous encore subir cette dictature des banques et des marchés, eux qui continuent de s’en mettre plein les poches, pendant que nous ne savons plus de quoi demain sera fait. _ Faudra-t-il que nous n’ayons plus d’enseignants pour nos enfants, plus de médecins et d’infirmières dans nos hôpitaux, que nous ne puissions plus payer nos médicaments et nos soins, pour que les décideurs s’occupent des gens et non des financiers? _ L’austérité ne nous mènera nulle part. L’austérité ne permet pas la relance dont nous avons besoin. Nous avons besoin d’un bon coup de balai. En Europe, en France et à Juvisy… punissons les complices de l’austérité!