Pagnol en danger!

Le lycée Pagnol, situé aux limites d’Athis Mons et de Juvisy, mais qui recrute aussi sur Viry, Draveil, Grigny… est en lutte depuis le jeudi 27 janvier pour récupérer des heures nécessaires à son bon fonctionnement; En effet, la DHG (Dotation horaire globale) qui vient de lui être attribuée par le rectorat est amputée de 28 heures par semaine à effectifs constants, ce qui signifie la fragilisation de ses sections européennes (15 heures de moins pour la rentrée 2014) et la réduction, et, à terme, la disparition des options qui assuraient une véritable mixité sociale : EPS et théâtre sans compter la disparition programmée de l’Italien. Précisons que le lycée Pagnol est un lycée déjà fragile puisque son public comprend 33% de CSP (catégories socio-professionnelles) défavorisées soit 2 fois plus que la moyenne départementale. Et c’est grâce aux options que le lycée maintient son attractivité auprès de tous les riverains. Les élus locaux (maires et élus de Juvisy et Athis Mons ont apporté leur soutien aux élèves, professeurs et parents réunis vendredi 31 janvier dans un même souci de protestation légitime, ce dont nous nous félicitons. _ Mais ce qui se passe à Pagnol et dans de nombreux autres établissements du territoire n’est que l’expression d’un choix politique fait au plus haut niveau de l’Etat : il s’agit de rogner, en invoquant le dogme d’une austérité aujourd’hui contestée par de nombreux économistes, sur des services publics qui sont présentés comme une charge pour la collectivité, alors que la formation des futurs citoyens d’un pays développé comme la France devrait être considérée comme un « investissement » dans l’avenir. Comment, en tant qu’élu local , peut- on soutenir une politique nationale qui consiste à redéployer des moyens à enveloppe budgétaire constante lorsque simultanément, l’on constate les ravages d’une telle politique sur son territoire ? Il y a là une contradiction qui nous échappe… HIER L’HÔPITAL, LA POSTE, AUJOURD’HUI, L’ÉCOLE! LA CASSE DES SERVICES PUBLICS, ÇA SUFFIT!

Non, Ariel Sharon n’a pas été un artisan de la paix au Proche-Orient

Ariel Sharon, Premier ministre israélien de 2000 à 2006, est décédé après huit ans de coma le 11 janvier. Les hommages qui se sont exprimés, que ce soient ceux de Barack Obama, de François Hollande ou du Parti Socialiste, font la part belle à l’homme de paix qu’il aurait été en évacuant la bande de Gaza en août 2005. Quant à nous, nous retiendrons surtout ses violations du droit international, et la volonté que nous aurions eu de le voir traduit devant un tribunal international pour crime de guerre, voire crime contre l’humanité. En effet, en tant que militants pour la paix au Proche-Orient et tenants de l’application des résolutions de l’ONU, nous n’oublions pas que : – une commission d’enquête officielle a reconnu Ariel Sharon responsable de la barbarie des massacres des camps de réfugiés de Sabra et Chatila par une milice chrétienne d’extrême-droite, les « Phalanges Libanaises ». Aujourd’hui encore, personne n’a été jugé pour ces massacres, tandis que les habitants de Sabra et Chatila – comme la plupart des Palestiniens expulsés depuis 1948 – continuent à croupir dans des camps de misère, au mépris des résolutions 194 et 3236 de l’ONU prévoyant leur droit à rentrer chez eux. – En tant que ministre de la construction et du logement en 1992, puis premier ministre, il a largement organisé l’expansion des colonies illégales en territoires palestiniens dans le cadre de vastes projets pour de nouvelles constructions, avec le soutien de l’extrême-droite israélienne et des organisations de colons. – Le retrait de Gaza a été une stratégie pour geler le processus de négociation, empêchant ainsi l’application des résolutions de l’ONU et enterrant les accords d’Oslo qui visent à permettre la création d’un état palestinien souverain selon le découpage de 1967, le retour des réfugiés, qui déterminent le statut de Jérusalem et garantissent le démantèlement des colonies. Ceci a du coup permis de faire de Gaza une prison à ciel ouvert et de diviser le mouvement national palestinien. – Ariel Sharon reste celui qui a provoqué les violences qui ont mené à la seconde Intifada en 2000. Ariel Sharon s’était rendu sur l’Esplanade des mosquées à Jérusalem. Sa visite avait déclenché une vague de violences dans les territoires palestiniens. Avec l’opération Rempart, le 29 mars 2002, il a organisé massacres et exactions contre les Palestiniens pour réoccuper la plupart des villes de Cisjordanie. Le Parti de Gauche réaffirme la nécessité d’une paix juste et durable au Proche-Orient et s’engage pour l’application des résolutions de l’ONU pour qu’Israël cesse de violer le droit international. A cet égard, le Parti de Gauche réaffirme sa participation à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction), point d’appui pour briser l’impunité du gouvernement israélien.

En 2014, servez-vous de l’opposition de gauche

Je vous souhaite à tous une bonne année… bien méritée. Oui, bien méritée ! Ne nous laissons pas impressionner par le discours ambiant sur le déclin de la France. Notre pays n’a jamais été aussi riche de son histoire. Ce résultat n’est pas dû au « talent » des pachas du MEDEF, ces quelques gros patrons gavés de stock-options qui vivent de l’exploitation forcenée de leurs sous-traitants. La France n’est pas riche malgré ses travailleurs, malgré ses ingénieurs, malgré ses techniciens… elle l’est grâce à eux. Les salariés français sont en effet les plus productifs du monde ! Le peuple mérite donc une vie digne plutôt que de voir chaque nouvelle génération vivre moins bien que la précédente, et d’être obligé de se serrer la ceinture au point d’étouffer. La politique d’austérité qu’on nous impose n’a pas d’autre résultat qu’enrichir sans limites ceux qui accaparent le fruit du travail des Français. En 2013, quand la «courbe du chômage» battait un record, le CAC 40 augmentait de 18%. La part des bénéfices versée aux actionnaires n’a jamais été aussi importante. Autant d’argent perdu pour les salaires, donc pour la consommation. Autant de perdu pour l’investissement, donc pour l’avenir. Dès que Nicolas Sarkozy a été battu, il fallait partager autrement les richesses. François Hollande a fait un autre choix. Il obéit au MEDEF, augmente la TVA et veut baisser le «coût du travail» (c’est-à-dire les salaires et la protection sociale) au lieu de s’attaquer au coût du capital. S’il continue comme cela, l’année 2014 ressemblera à l’année 2013 : champagne pour le CAC 40, gueule de bois pour les autres ! Comment arrêter un président qui n’écoute rien ni personne, trahit ses pro- messes mais qui est élu jusqu’en 2017 ? Appliquons un principe démocratique : la responsabilité. En 2014, vous pouvez le sanctionner. Il y a maintenant dans notre pays une opposition de gauche qui sera au rendez-vous des municipales de mars et des européennes de mai. C’est un outil concret pour défendre votre droit au bonheur. C’est la bonne nouvelle pour 2014.

Ici comme ailleurs, un bon coup de balai !

Les fêtes arrivent, mais l’inquiétude demeure. Qui aujourd’hui n’a pas peur de la précarité et n’angoisse pas de l’avenir de ses enfants ? Partout, la finance impose ses lois : impuissants, les peuples subissent suppression des protections collectives, des droits, des services pu- blics, mais aussi baisse des salaires et des pensions, augmentation des durées de cotisation. Pourtant on nous avait promis que si nous faisons des efforts, les lendemains seraient meilleurs. On attend toujours. L’Europe devait nous protéger, garantir la paix, nous apporter de nouveaux droits, nous permettre de mieux vivre, a été mise au service des marchés financiers. Ils n’ont que des objectifs économiques et financiers : limiter à 3% du PIB le déficit public, alors qu’on attend d’eux qu’ils limitent la pauvreté à 3% ! L’Europe est devenue symbole d’inégalités, de dumping social, de concurrence entre ren- tiers et travailleurs. En France, le gouvernement, pourtant élu sur la base du rejet de la finance, est soumis à ces politiques. François Hollande et sa clique appliquent, sans états d’âme, les comman- dements du FMI, de Bruxelles, de l’OMC… et du MEDEF, comme le faisait Nicolas Sarkozy. – Comme le faisait Nicolas Sarkozy, ils rampent devant le MEDEF et font adopter l’ANI, des accords qui rendent le salarié esclave du patronat en fragilisant le contrat de travail. – Comme le faisait Nicolas Sarkozy, ils rampent devant Bruxelles et signent la règle d’or qui rend la France esclave des marchés financiers. – Comme le faisait Nicolas Sarkozy, ils rampent devant les États-Unis et signent des accords de libre-échange avec Obama dans notre dos (le Grand Marché Transatlantique) qui rend l’Europe l’esclave des États-Unis. Combien de temps cela va-t-il durer ? Combien de temps devrons-nous encore subir cette dictature des banques et des marchés, eux qui continuent de s’en mettre plein les poches, pendant que nous ne savons plus de quoi demain sera fait. _ Faudra-t-il que nous n’ayons plus d’enseignants pour nos enfants, plus de médecins et d’infirmières dans nos hôpitaux, que nous ne puissions plus payer nos médicaments et nos soins, pour que les décideurs s’occupent des gens et non des financiers? _ L’austérité ne nous mènera nulle part. L’austérité ne permet pas la relance dont nous avons besoin. Nous avons besoin d’un bon coup de balai. En Europe, en France et à Juvisy… punissons les complices de l’austérité!

Fermetures des services publics à Juvisy, à qui le tour ?

Pas un mois ne passe sans que la fermeture d’un service à Juvisy ne soit annoncée, voire programmée en douce. _ Les services de maternité et chirurgie de notre hôpital et demain sans doute les urgences? Fermés ! _ Le centre de tri postal ? Menacé ! _ La déchetterie ? Transférée à Morangis ! _ À qui le tour ? Celui du Trésor public qui semble définitif. _ Et pourtant qui en a entendu parler ? _ Qui met le débat sur la place publique ? Qui se mobilise ? _ Nous serons là pour défendre nos services publics et nous mobiliser aux côtés des usagers. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent ! Ça suffit !